OM : dossier Rongier, Kita, effectif… Eyraud répond aux attaques sur son Mercato

Très critiqué par les supporters de l’OM sur la manière dont il a géré son Mercato, Jacques-Henri Eyraud a pris le temps de se justifier à l’occasion d’un entretien à L’Equipe ce jeudi matin. Le président phocéen a livré sa vision des choses. Morceaux choisis.

Sur le prix du transfert de Valentin Rongier

« On dit toujours que, dans une négociation, on peut jeter l’éponge quand les conditions dépassent notre prix de réserve et les modalités de la transaction qu’on s’est fixées. Les conditions finales de cette transaction sont conformes à ce que l’on souhaitait faire (…) S’il avait été international, nous l’aurions payé entre quarante et cent millions. Je suis satisfait du montant de l’opération. Je m’étonne des remarques sur le prix de nos joueurs. »

Sur la vente controversée de Luiz Gustavo

« Il a vraiment demandé à partir. On a passé trente minutes en tête à tête dans mon bureau, et cela restera un moment très fort. Et comme je le lui ai dit, j’espère que l’on se reverra, et pourquoi pas à l’OM, parce que l’offre de reconversion que je lui ai proposée tient toujours. Villas-Boas comptait sur Gustavo ? Notre principe de fonctionnement, c’est l’alignement des dirigeants, ce qui n’empêche pas des discussions parfois contradictoires. La transparence s’impose à nous tous et, du début à aujourd’hui, elle n’a jamais fait défaut. André est enthousiaste au sujet de l’arrivée de Valentin. »

Sur les attaques de Waldemar Kita

« J’ai un profond respect pour tous mes collègues dirigeants. Valentin Rongier était le joueur emblématique du FC Nantes et son capitaine : je comprends que ce soit toujours, pour un dirigeant, un moment difficile à vivre. Mais c’est le football. »

Sur le choix Dario Benedetto

« Tout le monde me dit que le dernier grand attaquant, c’est Didier Drogba. Cela fait quinze ans. Donc c’est injuste de nous en parler toujours. En ce qui concerne Dario, c’est exactement ce que l’on cherchait. Un attaquant qui marque, qui fait jouer les autres et avec un gros mental, habitué à la pression, y compris des supporters. »

Sur le manque de profondeur de banc

« C’est toujours une source de préoccupation. On a un effectif de vingt-sept joueurs, qui est inférieur à ce qu’on voit au PSG, à Saint-Étienne, Rennes, Lille ou Monaco, qui ont tous entre trente et trente-quatre joueurs. Mais Lyon, qui travaille extrêmement bien, a aussi un effectif de vingt-sept joueurs. On va jouer moins de matches que nos concurrents directs (…) On veut aussi donner du temps à nos jeunes, André l’a montré en en appelant beaucoup lors des premiers matches de L1. »

Sur l’absence de grosses ventes (Sanson, Thauvin)

« Andoni (Zubizarreta) n’a pas eu d’offres à la hauteur de nos attentes. Nous avons des joueurs de grand talent qui ont une forte valeur. Aujourd’hui, ils sont à l’OM, et je m’en réjouis. »

Sur l’absence d’une recrue pour concurrencer Jordan Amavi

« Il faut tous soutenir Jordan, qui est un joueur de qualité. Il a montré de très belles choses avec le maillot de l’OM. Je regrette les mémoires courtes et je rappelle que c’est sous le maillot de l’OM que Jordan Amavi a été sélectionné en équipe de France. Et s’il a atteint ce niveau d’excellence, le joueur est toujours le même. Il faut être derrière lui et lui donner la confiance dont il a besoin. Après, oui, on est un peu courts en expérience à ce poste-là. Mais on n’a pas trouvé les conditions pour permettre un recrutement. »

Arnaud Carond