OM : le Mexique, Messi, le Borussia Dortmund… Dario Benedetto raconte son histoire chaotique

Nouvel attaquant vedette de l’OM, Dario Benedetto (29 ans) s’est longuement confié sur sa carrière atypique dans les colonnes de L’Equipe. Morceaux choisis.

Boca Juniors, son club dans la peau

« Je suis un supporter de Boca, un malade de Boca. Ç’a a été très difficile pour moi de partir de lè-bas. La seule chose qui pouvait me faire quitter le club, c’était le défi de jouer en Europe, où je n’avais encore eu la chance d’aller. J’ai eu cette opportunité ici, dans un club historiquement important en France et en Europe (…) Me faire tatouer l’écusson de l’OM ? Je ne l’écarte pas. Mais il faudrait qu’il se passe beaucoup de choses ! Mais je l’espère !».

Sur le décès de sa mère

« A 12 ans, j’ai fait un essai à Independiente qui a duré deux mois. C’était la première fois que je jouais sur grand terrain. Ils m’avaient dit qu’ils allaient me prendre. Je jouais toujours avec mon club de quartier avec lequel je disputais un championnat. Le jour de la finale, ma mère s’est évanouie et elle a perdu la vie. Arrêt cardio-respiratoire. J’ai quitté Independiente, j’ai quitté mon club de quartier. Pendant 3 ou 4 ans, je n’ai joué qu’avec mes ami (…) A 16 ans, j’ai passé un essai à Arsenal (de Sarandi) et j’ai été pris. A 18, je débutais en Première division. »

Passé par Tijuana, il rêvait du Mexique…

« Si on m’avait proposé de jouer pour la sélection mexicaine, j’aurais accepté. Parce qu’on doit en profiter si une telle opportunité se présente à soi. Aujourd’hui, les joueurs argentins qui jouent au Mexique sont observés par le sélectionneur mais, il y a quelques années, ce n’était pas le cas. »

Avant d’intégrer l’Argentine de Messi

« Grâce à Dieu, j’ai eu plus tard la chance de pouvoir jouer avec la sélection de mon pays. Ç’a a été la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma carrière… Quand je suis entré dans le vestiaire et que j’ai vu Messi, Mascherano, Otamendi… J’avoue qu’il y a un tas de souvenirs qui me sont revenus d’un coup. Je me suis dit : « Putain de merde, regarde où je suis, c’est pas possible ». Et ensuite je m’y suis fait. Je ne voyais plus Messi comme un extraterreste mais comme un coéquipier comme un autre. »

Sur sa blessure aux ligaments croisés en novembre 2017

« La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est qu’il y avait dans le stade des personnes d’un club européen important qui étaient venues pour moi. Le Borussia Dortmund avait voyagé pour me voir, ils étaient entrés en contact avec mes agents (…) Je sais qu’il y avait d’autres grands attaquants en course, mais j’avais bon espoir… Quand je me suis blessé au genou, je me suis dit : « Il n’y a plus de Coupe du Monde, il n’y a plus d’Europe, il n’y a plus rien ». »

Sur ses débuts à l’OM

« Quand j’ai manqué ce penalty (face à Nantes, NDLR), je me suis dit : « Putain, je revis ce qui s’est passé à Boca ». Mais je savais que s’il se passait la même chose ensuite, tout irait bien. A Boca, lors des trois premières rencontres, je n’avais pas mis un but : je tirais à droite, à gauche, au dessus… Mais au 4e match, contre Quilmes, j’avais mis trois buts et c’était prti. A Marseille, ç’a été pareil Je me suis senti mieux au deuxième match, puis j’ai marqué au troisième et de nouveau au quatrième. »

Arnaud Carond