OM : les 3 indices qui laissent à penser qu’une vente est imminente

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Plusieurs indices lâchés çà et là laissent à penser qu’une vente de l’Olympique de Marseille par son propriétaire américain est bien dans les tuyaux.

Avouons-le, il est très difficile de s’y retrouver actuellement concernant la possible vente de l’Olympique de Marseille par Frank McCourt. Entre la communication inhabituelle de Mourad Boudjellal, les démentis de Jacques-Henri Eyraud et de l’entourage de l’Américain, les avis contraires des médias spécialisés, on y perd son latin. Ceux qui ont envie d’y croire trouvent forcément des indices allant dans leur sens… mais ceux qui n’y croient pas aussi. Voici donc trois points pour tenter d’y voir plus clair. Trois points qui laissent à penser qu’effectivement, une vente est dans les tuyaux…

Toujours pas de Head of Football

Jacques-Henri Eyraud avait fait sourire beaucoup de monde lorsqu’il avait présenté, sur LinkedIn, son plan pour réorganiser le club avec ses termes anglais. Un Head of Business allait débarquer pour augmenter les recettes (ou limiter les dépenses), un Head of Football pour faire office de directeur sportif et succéder ainsi à Andoni Zubizarreta. Sauf que plusieurs semaines ont passé, le marché des transferts national s’est ouvert et l’on ne voit toujours rien venir ! Une anomalie pour un club censé vendre plusieurs joueurs au prix fort et recruter à faible coût. A moins, bien sûr, que la direction s’apprête à changer. Ceci expliquerait cela. Si Olivier Pickeu n’a toujours pas rencontré JHE, comme il l’a expliqué à L’Equipe hier, si la piste Pep Segura s’est enfoncée d’elle-même dans les sables mouvants de l’oubli, ça pourrait être parce que la décision finale ne reviendra ni à Eyraud, ni à McCourt…

Un spécialiste du monde arabe donne des noms

Mourad Boudjellal a rencontré des chefs de groupe ultras et ceux-ci n’auraient pas été très convaincus par le projet du Toulonnais. De là à imaginer que ce n’est que du vent, il y a toutefois un gouffre. En effet, comme il ne cesse de l’expliquer, l’ancien président du RCT est tenu contractuellement à la plus grande discrétion. Par contre, cela n’empêche pas d’autres personnes plutôt bien informées de lâcher des indices assez parlants. Ainsi, ce mercredi, Hasni Abidi a expliqué que le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane était derrière le projet piloté par Mohamed Ayachi Ajroudi. Hasni Abidi n’est pas n’importe qui : il est directeur du centre d’études et de rechercher sur le monde arabe. Rien à voir avec le football, donc pas d’intérêt à colporter une rumeur. S’il assure que Ben Salmane fait partie du plan de reprise, on peut lui faire confiance. D’ailleurs, il a cité un deuxième nom, celui de Yasser Al-Misehal, président de la Fédération de football d’Arabie Saoudite. Ce dernier viendrait pour s’occuper du sportif. En revanche, le serpent de mer Al-Walid ben Talal ne ferait pas partie du tour de table.

Le Qatar ne montre pas les crocs sans raison

Depuis qu’il s’est lancé dans le softpower pour se faire connaître à l’échelle planétaire, le Qatar est l’objet de multiples rumeurs. Il n’y répond quasiment jamais et ne se lance que très rarement dans l’arène médiatique. Quand c’est le cas, c’est parce qu’un grand danger se profile. Par exemple, il y a un mois, quand il était question qu’un Saoudien reprenne Newcastle, le Qatar a immédiatement écrit aux clubs de Premier League pour leur faire une sorte de chantage, leur rappelant que beIN Sport payait pour les droits du championnat à l’étranger et que s’ils acceptaient les Saoudiens, la situation pourrait mal tourner. Comme par hasard, la vente des Magpies tourne depuis au ralenti…

Hier, on a appris que les Qataris voyaient d’un mauvais œil l’arrivée de fonds saoudiens à l’Olympique de Marseille. Simple rumeur ? Pas vraiment. Hasni Abidi, encore lui, a précisé que ce n’est pas le PSG qui est contre le plan de reprise de son pire ennemi mais beIN Sports, qui « agite l’incompatibilité de violer les règles de l’OMC et acquérir un club ». Ce qui ne manque pas de sel puisque le Qatar a violé toutes les règles de l’organisation mondiale du commerce et du fairplay financier pour permettre au PSG d’être là où il est aujourd’hui. Mais c’est une autre histoire, sur laquelle il sera temps de discourir quand le rachat de l’OM aura effectivement été acté…