OM : les 3 raisons de la colère d’André Villas-Boas

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André Villas-Boas a poussé un coup de gueule mercredi en conférence de presse, mettant en jeu son futur sur le banc de l’OM. Trois raisons expliquent cette sortie.

Les vœux d’Eyraud mal digérés par AVB

Lors de ses vœux aux salariés du club lundi, le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud a confirmé que l’argent et les comptes étaient au cœur des préoccupations, loin devant le sportif. Selon L’Équipe, le message, par voie de presse et en interne, est arrivé jusqu’à André Villas-Boas. Le technicien portugais n’a pas spécialement apprécié et a donc remis le terrain au cœur du jeu à sa manière.

Villas-Boas veut faire front avec Zubizarreta

Mercredi, la nomination de Paul Aldridge comme « conseiller spécial » à l’OM a fait transpirer Villas-Boas puisqu’elle pose une pierre dans le jardin d’Andoni Zubizarreta. Le directeur sportif espagnol n’aime pas s’occuper de dégraisser mais il verra forcément ses prérogatives rognées par l’arrivée de l’Anglais. Intime d’un « Zubi » toujours aussi peu volubile, Villas-Boas a répondu à sa place. « Mon futur est intimement lié à son futur », a rappelé le Portugais.

Villas-Boas ne veut pas se faire jongler en C1

La situation économique pénible de l’OM impose à ses dirigeants de subir les marchés des transferts. Villas-Boas est arrivé en connaissance de cause l’été dernier mais il a assez de talent pour faire sans une équipe de stars à sa disposition. Cette prouesse marche pour l’instant en Ligue 1, mais elle pourrait trouver ses limites en Ligue des champions. AVB le redoute. « Le Portugais n’ira pas se frotter aux meilleures équipes européennes avec un effectif aussi léger que cette saison, surtout s’il est amputé de quelques éléments majeurs cet été, peut-on lire dans L’Équipe. La menace d’un départ en fin de saison est très claire. » Et avec lui les espoirs d’un retour au firmament nourri par tout le peuple marseillais. 

Bastien Aubert

Journaliste à But! depuis 2013