OM : les 5 détonateurs du spectaculaire réveil phocéen à Toulouse (6-1)

Incapable de s’imposer à l’extérieur depuis le 4 octobre, l’Olympique de Marseille s’est débloqué en atomisant le Toulouse FC au Stadium (6-1) grâce à un doublé de Michy Batshuayi, une réalisation de Baptiste Aloé, des buts d’André Ayew, André-Pierre Gignac et un csc de François Moubandjé.

  1. Enorme Michy Batshuayi !

Auteur d’un doublé pour ses 5e et 6e buts en 5 titularisations cette saison, le jeune Belge a une nouvelle fois été préféré à André-Pierre Gignac. L’ancien joueur du Standard de Liège a tout simplement été énorme durant son heure de jeu sur le pré, étalant l’ensemble de son répertoire. Un enchaînement contrôle, conservation de balle et frappe en pivot sur l’ouverture du score (2e), un but tout en tranquillité où il efface le gardien toulousain (45e) mais également un ballon récupéré dans les pieds adverses à l’origine du 3-0. En une heure, ça fait beaucoup…

  1. Payet revient à son niveau

Le coup de pompe de l’OM est en grande partie lié à sa baisse de régime depuis la fin d’année dernière. Au Stadium, face à un adversaire il est vrai très faible, le Réunionnais a été excellent. Habile dans ses coups de pied arrêtés, dans ses choix et ses dribles, l’ancien Lillois n’a pas marqué ni délivré de passes décisives mais il est impliqué sur plusieurs buts, notamment sur le contre amenant le 4-0 où il passe un petit pont à son vis-à-vis. Le maestro revient.

  1. Ocampos, c’est mieux que Thauvin

C’était le choix fort de Marcelo Bielsa : sortir son « chouchou » Florian Thauvin pour faire la place à la recrue hivernale Lucas Ocampos. Particulièrement saignant, passeur décisif sur le 4e but et provoquant la faute de Moubandjé sur le 3e but, le joueur prêté par Monaco a distillé de nombreux bons centres. Très intéressant.

  1. André Ayew, toujours aussi monstrueux

Qu’il évolue en relayeur ou au poste de milieu gauche, le Ghanéen était l’un des rares à surnager à l’Olympique de Marseille ces dernières semaines. Une nouvelle fois surmotivé, le fils d’Abédi Pelé a marqué le 5e but (78e), distillé un caviar sur le 3e but et s’est créé plusieurs énormes occasions (22e et 25e) avant de sortir sous les clameurs des supporters phocéens à la 80e minute de jeu remplacé par Florian Thauvin.

  1. Le réalisme revenu

Si défensivement on peut regretter quelques largesses qui ont empêché Steve Mandanda de repartir avec un clean-sheet, offensivement on a vu un Marseille particulièrement tranchant. Les Phocéens se sont retrouvés à 3-0 sur leurs trois premières frappes cadrées. Un réalisme retrouvé pour une équipe qui avait besoin de courir beaucoup plus et s’y mettre à plusieurs tentatives avant de marquer. Ça fait du bien… Ce vendredi, les Marseillais ont tiré 11 fois, cadrés 7 fois et marqué six fois. Impressionnant.