OM : Macron, Eyraud, Aulas…Bernard Tapie lance la finale de la Ligue Europa

Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien président de l’OM, Bernard Tapie, revient sur l’évolution de l’Olympique de Marseille. Morceaux choisis.

La guerre Eyraud-Aulas

« Elle est le fruit d’une contestation de la suprématie d’un président (Aulas) qui est là depuis longtemps, qui a gagné des trophées et des championnats en pagaille, mais qui doit maintenant faire avec un nouveau venu (Eyraud) qui a envie de faire son nid ! Heureusement que c’est comme ça, on ne veut pas à Marseille être menés par un président qui pionce ! Eyraud a relevé le défi. Bien ou mal ? C’est bien pris ou mal pris ? Enfin, il l’a fait. C’est plutôt bon signe pour l’OM. Aulas préfère les gens qui dorment… »

Emmanuel Macron, supporter de l’OM

« Il a dit un truc au moment des élections dont je me souviendrai jusqu’à la fin de ma vie… Il a prononcé un discours durant lequel il a expliqué : « Je suis un enfant de mai 1993. » Quand le président dit un truc comme ça, ça veut dire qu’il a vibré, qu’il a adoré suivre les exploits de l’équipe. Lui qui est gavé de marques de prestige, de festivités… Bah voilà, je le dis, cela m’a fait quand même vachement plaisir. La facilité pour lui, ç’aurait été d’être supporteur de l’équipe qui gagne au moment où elle gagne. Aujourd’hui, c’est ce qu’il fait, mais, dans son cœur, il reste attaché à ce que Marseille lui a procuré quand il avait 15 ans. Macron est un enfant de l’OM 1993 et, moi, je suis vraiment très fier de ça. »

Le potentiel de l’Atletico Madrid

« Si l’on doit comparer, je suis plus inquiet sur la comparaison des défenses que sur celle des attaques. Je pense qu’il y a plus d’écart entre leur défense et la nôtre. Oblak dans les buts, Godin, Filippe Luis, le petit Hernandez… C’est bon. Le milieu de terrain n’est pas leur point fort, et ce n’est pas le point faible de l’OM. On a de très bons joueurs, surtout si Luis Gustavo peut remonter dans l’entrejeu… »

L.T.