OM, PSG : Heinze dans la tourmente

Il y a un an, Gabriel Heinze refusait de suivre Marcelo Bielsa à l’OM. Devenu depuis entraîneur de Godoy Cruz, il voit sa première expérience sur le banc virer à la catastrophe.

Comme il l’a souvent expliqué dans des interviews, Gabriel Heinze a toujours dû travailler dur pour arriver au sommet. C’était vrai pour sa carrière de joueur, il semble que ce soit également le cas pour celle de coach. Après avoir refusé de suivre Marcelo Bielsa à l’OM il y a un an, “Gaby” a poursuivi sa formation de technicien au pays. Sauf que début juillet, alors qu’il n’avait pas encore obtenu son diplôme, une offre de Godoy Cruz est arrivée. L’ancien défenseur n’a pas hésité et a répondu favorablement… ce qu’il doit sans doute regretter.

Interdit de banc et rejeté par les supporters !

Car, déjà, la Fédération argentine ne rigole pas avec les entraîneurs non-diplômés, qui sont ainsi interdits de banc en match officiel. C’est donc depuis les tribunes que Gabriel Heinze assiste au naufrage de son équipe. Vingt-deuxième sur trente à son arrivée, elle est aujourd’hui 25e. Les choses avaient pourtant bien commencé pour l’ancien Parisien et Marseillais avec un convaincant 3-0 sur Crucero del Norto lors de son baptême du feu. Mais depuis, quatre défaites et deux nuls ont précipité le club dans la crise. Le 22 août, lors d’une défaite 0-2 à la Bombonera, son adjoint fut expulsé au début de la seconde période pour avoir fait revenir son équipe trop tardivement. Privés de coach sur le banc, les joueurs du “Tomba” s’écroulèrent… Une semaine plus tard, avant la réception du Racing, les supporters organisèrent une manifestation devant l’hôtel où les joueurs étaient au vert avec, en tête de cortège, une banderole sur laquelle était écrit : “Merci Heinze mais nous voulons un coach avec des diplômes”. La défaite qui suivi a dû les conforter dans leur volonté… En cas de nouvelle contre-performance ce week-end, sur le terrain de San Martin San Juan, équipe de milieu de tableau, “Gaby” Heinze pourrait être limogé, trois mois seulement après son intronisation.