FC Nantes : ces entraîneurs dont Kita a déjà eu la tête

Depuis son arrivée au FC Nantes en juillet 2007, Waldemar Kita a consommé une quantité presque industrielle d’entraîneurs. Passés par la Maison Jaune, certains ont depuis raccroché les crampons, quand d’autres réussissent ailleurs…

Michel Der Zakarian

Il a été le premier à inaugurer cette nouvelle mode du limogeage “à la nantaise”. S’il avait réussi à faire remonter le FCN dans l’élite en 2007, il a rapidement été prié de quitter les lieux, dès la saison suivante (2007-08) après seulement trois journées ! Après plusieurs mois sans rien, il rejoint finalement Clermont Foot en juin 2009 où il reste trois ans. Trois années durant lesquelles celui qui fut désigné meilleur coach de L2 en 2011, est tout proche de faire monter le fanion auvergnat dans l’élite… Une mission qu’il réussira en 2013 au FC Nantes, entre temps redescendu, où il a effectué un retour plus que réussi.

Mais l’aventure chez les Canaris reprendra de nouveau fin en mai 2016 dans un contexte plus qu’agité avec le président Kita. Michel Der Zakarian ne reste pas longtemps sans rien et récupère le banc de Reims, en L2, dont il monopolise le podium depuis début septembre !

Elie Baup

A l’époque, déjà, le nom de Christian Gourcuff résonne sérieusement dans la tête du président Kita. Mais l’actuel entraîneur de Rennes a décliné. Pas Elie Baup, qui prend la succession de Michel Der Zakarian dans un FC Nantes fraîchement remonté en Ligue 1 mais déjà en crise. Nous sommes en septembre 2007. Au terme d’une saison chaotique, émaillée de nombreux incidents, l’entraîneur à la casquette ne parviendra pas à maintenir les Canaris dans l’élite. D’un commun accord, il quittera donc les bords de l’Erdre pour embrasser une carrière de consultant jusqu’en juillet 2012.

Après Saint-Etienne, Bordeaux, Toulouse et, donc, Nantes, Elie Baup retrouve un nouveau banc mythique, celui de l’OM. Dans la cité phocéenne, il parviendra à qualifier Marseille pour la Ligue des champions en 2013, vingt ans après le sacre contre le Milan AC. Tout un symbole ! Sauf que l’aventure provençal ne durera pas. En décembre de la même année, il est limogé de l’OM et retrouve son poste de consultant, qu’il occupe encore aujourd’hui.

Gernot Rohr

Un globe trotter, ce Gernot Rohr ! Entre toutes ses expériences en France et à l’étranger comme entraîneur ou directeur sportif (Eintracht Francfort en Allemagne, Red Bull Salzbourg en Autriche, Young Boys de Berne en Suisse…), l’ancien défenseur a donc posé ses valises en juin 2009 à Nantes pour succéder à Elie Baup. Sauf que sur les bords de l’Erdre, la greffe ne prend pas. En décembre de la même année, faute de résultats, il est débarqué. Deux mois plus tard, il prend les commandes de la sélection du Gabon. C’est le début de son tour d’Afrique qui l’emmènera au Niger, au Burkina Faso et, enfin, au Nigeria, où il est actuellement en poste.

Jean-Marc Furlan

Autant le séjour de Gernot Rohr n’a pas été très long à Nantes, autant celui de Furlan a été furtif, pour ne pas dire expéditif ! Presque un record pour l’entraîneur qui ne sera resté que… 9 matches entre décembre 2009 et février 2010 avant d’être remercié (au sens figuré uniquement) ! Pas le temps de s’installer ou d’imprimer sa marque et c’est bien dommage car Furlan est le genre de technicien capable de transfigurer une équipe. Fidèle à ses convictions, c’est un artisan du beau jeu, porté vers l’avant. Et ce qu’il n’a pas pu faire à Nantes, Furlan le réalisera à Troyes, où il réussira à réinstaller son club de cœur dans l’élite en 2015, saison à l’issue de laquelle il sera auréolé pour la seconde fois (une première !) du trophée de meilleur entraîneur de L2 !

Malheureusement, le retour en L1 se passe mal et après une série noire de 16 matches sans victoire, il quitte le club. Il passe six mois sans poste avant de retrouver la Bretagne, à Brest. Là, le technicien se remet à l’ouvrage. Fidèle à ses convictions, il transfigure le jeu du SB29 et ça marche : après 9 journées de L2, Brest a viré en tête du classement avec la meilleure attaque du championnat (14 buts) !

Baptiste Gentili

Le meilleur passage de la biographie de Gentili est sans aucun doute associé à son passage à l’AC Ajaccio, dont il a réussi la prouesse d’emmener l’équipe première de la PH à la Ligue 2 en moins de dix ans ! A Nantes, c’est plutôt l’histoire d’un come back qui a marqué les esprits. Celui qui était adjoint de Der Zakarian en 2007 a donc accepté de revenir aux affaires nantaises trois ans plus tard alors que le fanion des bords de l’Erdre est en pleine crise (encore) ! Il débarque à l’hiver 2010 dans un club à l’agonie, proche de la relégation en National ! “Bapti” parviendra à éviter le pire mais pas à emmener les Canaris vers les sommets pour retrouver la Ligue 1.

Un peu plus d’un an plus tard, en mars 2011, il quittera le navire à son tour faute de résultats. Depuis, à part un très court séjour en Chine au Shanghai Shenhua comme adjoint de Jean Tigana (et avec un certain Nicolas Anelka comme joueur), Gentili n’a pas retrouvé de club malgré une envie de retâter du terrain. Il a toutefois décliné quelques sollicitations cet été du côté de l’Albanie ou du Moyen-Orient…

Philippe Anziani

Lorsqu’il débarque en mars 2011, le FC Nantes renoue avec la tradition d’un coach ayant porté, un jour, les couleurs du club. Philippe Anziani fait donc partie de la famille, lui qui a vécu deux ans à la Jonelière comme joueur entre 1986 et 1988. Mais cela ne suffit pas à s’imposer. Faute là encore de résultats, et peut-être d’un déficit de charisme, le natif de Bône (Algérie) et ancien Tricolore (5 sélections) ne parviendra pas à s’éterniser sur les bords de l’Erdre, qu’il quittera à la fin de la saison 2010-11. Depuis, il a rejoint le club de Rabat, au Maroc, comme directeur technique.

Landry Chauvin

Ne parlez pas de lui à Waldemar Kita ! Le président du FCN a déjà été clair à son sujet dans une interview désolante accordée à “Ouest-France” en septembre 2013. “Il ne réussira pas dans le football”, avait alors froidement critiqué le boss des Canaris. A Chauvin, inutile également de parler de son ancien patron, c’est “sans commentaire”, nous a-t-il fait savoir poliment. “La page est tournée” pour celui qui s’est assis sur le banc nantais une saison (2011-12), résiliant son contrat avant de s’engager, dans la foulée, à Brest, en L1.

Là-bas, il ne parviendra pas à enrayer la chute du club en L2 et en sera limogé en avril 2013. Après un court passage par le Club Africain (Tunisie) au début de l’année 2014, il revient dans l’Ouest de la France, d’abord en Normandie où il est nommé directeur sportif du SM Caen puis dans son club de cœur, Rennes, où il a pris la direction de l’Académie rouge et noir, qui englobe le centre de formation, là où il exerçait déjà avant 2007…

Charles GUYARD

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