FC Nantes : deux problématiques inquiètent déjà les Canaris pour la reprise

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Ne cherchez pas homme plus frustré professionnellement que Cyril Moine. L’excellent préparateur physique du FC Nantes est actuellement en activité réduite en raison de la propagation du coronavirus. Cet été, il le sera aussi avec l’équipe de France puisque l’Euro a été reporté en 2021. En attendant, Moine continue de faire suer les Canaris… à distance. Avant la période de confinement, il avait ainsi pris les devants pour que ces derniers puissent s’entretenir à leur domicile.

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« Je suis en contact avec eux quotidien, a-t-il expliqué sur les réseaux de Canal+. Avant le confinement, on leur avait donné une montre qui enregistre la fréquence cardiaque et les données de leur quotidien. Je sais exactement ce qu’ils font, d’autant qu’ils ont un programme spécialisé portant sur deux parties. Une cardio-vasculaire et l’autre plus musculaire. » Malgré ce professionnalisme louable, le Père Fouettard du FC Nantes avoue deux problématiques qu’il ne peut maîtriser : la date de la reprise du championnat et la compétitivité des Canaris à ce moment-là.

« La plus grosse problématique, c’est qu’on ne sait pas quand on va reprendre. Pour se conditionner mentalement, c’est beaucoup plus simple d’avoir une date de compétition. Sur l’aspect physique, c’est difficile aussi de programmer des choses. Je dirais que sur les trois semaines qui viennent, on fait plutôt de l’entretien. On n’est pas dans des phases de développement. On affinera un petit peu plus tard les programmes selon les retours qu’on aura pour la reprise. On évoluera alors avec des courses à haute intensité. Mais là, on est plutôt sur du travail intermittent, a-t-il poursuivi. Si on est confié deux semaines, il faudra quatre semaines pour se réajuster. La reprise sera difficile. La répétition des efforts, avec un match par semaine, sera plus facile à gérer. Si on met des matches tous les trois jours, ça sera difficile. Pour les clubs qui ont un effectif restreint, ce sera un problème. »

 

Bastien Aubert

Journaliste à But! depuis 2013