FC Nantes – L’analyse de Charles Guyard : « Les Canaris confirment à Nîmes »

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Dans une triste soirée de Ligue 1, les Canaris ont réalisé la meilleure opération en l’emportant à Nîmes. Un deuxième succès de suite qui les propulse au pied du podium.

Il y a des samedis, parfois, où le coup de sifflet final retentirait à 20h45 que personne ne s’en plaindrait vraiment, surtout à l’approche de l’hiver ! Ce 14 décembre, passé l’entracte, aucun but n’a ainsi été inscrit en Ligue 1 : une réalité qui, lorsqu’il s’agira de débourser 25 euros pour suivre la crème du football hexagonal, risque d’en refroidir beaucoup !

En tout cas, le FC Nantes, lui, a marqué un but en première période, signé Imran Louza, et cela suffit largement à son bonheur et pour cause : à Nîmes, les Canaris ont remporté leur premier succès à l’extérieur depuis le 28 septembre, et leur second à la suite après avoir disposé de Dijon il y a une semaine. Et encore, si l’on s’accorde pour affirmer que le déplacement au Parc des Princes reste décidément un match à part au calendrier, l’équipe de Christian Gourcuff n’a donc plus perdu dans « son » championnat depuis le 10 novembre et la réception de Saint-Etienne à la Beaujoire (2-3).

Après avoir caressé le milieu de tableau au cœur d’un automne morose, le FCN reprend donc des couleurs, et de la hauteur pour revenir en quatrième position en attendant les oppositions de ce dimanche. La belle affaire avant les venues de Strasbourg (mercredi en Coupe de la Ligue) puis, surtout, d’Angers le 21 décembre, pour boucler l’année 2020, pourquoi pas sur le podium !

Au ratio buts marqués/points, il n’y a pas mieux que les Canaris !

Au stade des Costières, si on veut faire la fine bouche, on regrettera toutefois l’incapacité à faire le break. Car même si une victoire sur la plus petite des marges offre un capital identique à une correction, elle n’en reste pas moins source de stress puisque si Appiah ne supplée par Lafont sur sa ligne peu avant la fin, la moisson aurait été divisée par trois… Et pourtant, il y avait la place de quitter le Gard avec une différence plus nette.

La faute, notamment, à Paul Bernardoni qui s’est interposé devant un Coulibaly un poil trop personnel avant la pause et devant Simon, dans les arrêts de jeu. Au final, pour la neuvième fois de la saison, les Jaune et Vert se sont imposés avec un seul but d’écart (c’est le septième 1-0 depuis la 1ère journée) : la statistique offre deux lectures. Avec 16 réalisations au total, l’octuple champion de France n’est que la 16e attaque de l’élite, au ratio but marqué – point empoché (chaque but rapporte 1,8 point en moyenne), il est numéro un !

Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001