FC Nantes – Que sont-ils devenus ? A la rencontre d’Olivier Quint

Chaque vendredi, désormais, et à 19 heures, vous retrouverez une nouvelle rubrique : que sont-ils devenus ? L’occasion, pour vous comme pour nous, de retrouver les anciens de la Ligue 1, retirés de certains terrains.

Né en novembre 1971 à Saint-Quentin (Aisne), il a débuté sa carrière professionnelle à Rouen en D2 et l’a achevée en 2006 à Nantes après 181 matches de Ligue 1. « J’ai arrêté en même temps que Zinedine Zidane », s’amuse l’ancien milieu de terrain des Canaris, son dernier club (2001-2006) où il a joué la Ligue des Champions et gagné le Trophée des Champions en 2001. Avant, avec Sedan il était monté en L1 et avait disputé la finale de la Coupe de France en 1999 face… à Nantes.

Vous aviez 35 ans, en 2006, quand vous avez décidé d’arrêter. Pour quelles raisons ?
Mon corps et mon esprit me disaient stop. Ensuite, je suis resté à Nantes pour le cadre de vie, mes enfants étaient scolarisés ici. J’ai passé mon BEF (Brevet d’entraîneur de football) pour m’installer professionnellement dans la région. Quand j’ai arrêté, j’ai ouvert un restaurant à Nantes et en parallèle je jouais à Tillières, une équipe amateur du coin, où de temps en temps je remplaçais le coach qui était un pote. On était en DRH, on est monté en DSR et on s’est maintenu. Après je suis parti entraîneur-joueur à Montaigu.

Pas question de couper avec le football ?
J’ai joué comme milieu de terrain jusqu’à 42 ans en Division d’honneur à La Chapelle-sur-Erdre où je suis toujours depuis 2010. J’ai été joueur, coordinateur sportif, adjoint et maintenant coach principal.

Et vous avez gardé des contacts avec vos anciens coéquipiers du FCN ?
Oui. Il y a d’abord l’équipe des ex Canaris avec laquelle on joue 5 à 6 matchs dans la région par an. Et puis à la Chapelle, il y a trois ans on a monté une équipe loisirs et on joue tous les vendredis soirs à partir de septembre. Il y a Fred Da Rocha, Nico Gilet, Nico Savinaud, Yves Deroff, Loïc Guillon ou Jérôme Pineau, (ndlr : ancien cycliste pro de Quick Step ou IAM et aujourd’hui manager de l’équipe Vital Concept). On est 30 à avoir pris une licence et on joue en fonction de nos disponibilités. On a gagné la Coupe l’an dernier mais on affronte aussi des équipes où il y a des gamins de 25 à 30 ans.

Et en dehors du football ?
J’ai eu successivement deux restaurants que j’ai revendus. Depuis début septembre, je m’occupe de la section sportive scolaire féminine du lycée de la Colinière à Nantes et j’occupe également une fonction de commercial pour la société Orhon Sports, basée à Avrillé à côté d’Angers, qui distribue la marque italienne Macron. Je travaille avec les clubs de Loire-Atlantique et Vendée et un peu partout en France avec mon réseau.

Vous êtes aussi consultant radio pour France Bleu Loire-Océan…
Depuis 2006 ! Et même avant. Je le faisais quand j’étais blessé, suspendu ou pas dans le groupe. Quand j’ai arrêté de jouer, ils m’ont demandé de continuer régulièrement. Je suis assidu sauf si on joue à la même heure. Et cette saison je possède aussi une rubrique hebdomadaire le jeudi matin sur le web de Radio France dans une émission appelée « Une semaine en Ballon ». Je pense être juste et je dis ce que je pense. En tant qu’ancien joueur, je ne cherche pas à tailler un autre joueur gratuitement.

De la nostalgie ?
Non, mais j’aime bien penser à des moments de ma carrière à Nantes, Sedan et Rouen, parce que je suis coach et éducateur sportif.

Propos recueillis par Etienne Bonamy

Benjamin Danet

Journaliste et Directeur Général de But!