par Alexandre Corboz

OL : les 10 marqueurs de la crise après Bastia (0-1)

Encore battu sur la pelouse du SC Bastia (0-1, but de Brandao), l’Olympique Lyonnais enchaîne les déplacements galères.

On peut largement parler de crise. La preuve en dix points.

1/ Le constat comptable est violent

Sur les dix dernières journées, l’OL est tout simplement la pire équipe de Ligue 1 avec seulement cinq points pris et une seule victoire. Pire que l’ESTAC, lanterne rouge.

2/ Le pire OL depuis 1996

Avec 30 points seulement en 23 journées, l’Olympique Lyonnais réalise son pire début de saison depuis 1996. A l’époque, le club n’avait pas été européen.

3/ La série noire à l’extérieur

En Ligue 1, les Gones n’ont plus gagné à l’extérieur depuis le 31 octobre. Depuis, le bilan est même franchement catastrophique avec cinq défaites et un nul (0-0 à Nantes). Comment espérer remonter alors que se profilent des déplacements à Angers, Lille ou Rennes ?

4/ Les frappes cadrées, c’était en option

A Bastia, l’OL a encore eu 63% du temps du ballon et réussi largement plus de passes que son adversaire (82% contre 54%), obtenu plus de corners (6 contre 1), réalisé plus de centres (23 contre 16)… Pour une finalité de trois frappes cadrées. Autant que les Corses.

5/ Alexandre Lacazette trop seul, trop maladroit

A la mi-temps du match, Maxime Gonalons avait parfaitement résumé la situation : « Ce qui nous manque depuis le début de l’année, c’est d’être tueurs devant le but ». Ce samedi soir, Alexandre Lacazette, qui a eu trois occasions franches, ne l’a pas été. Butant sur Jean-Louis Leca pour sa plus belle occasion. Comme il porte l’attaque sur ses épaules…

6/ La réussite est restée au vestiaire

Cette équipe manque clairement de réussite. L’action de la 56e minute est d’ailleurs symbolique de la période que traverse l’OL. Un billard dans la surface de réparation de Jean-Louis Leca où il y a toujours un pied ou un dos corse qui empêche le ballon de rentrer. En face, il n’a fallu qu’un dégagement du gardien, deux déviations, un débordement et un centre pour faire vaciller toute l’arrière-garde. Fragile.

7/ Des remplaçants sans plus-values

Clément Grenier qui remplacer Jordan Ferri à la mi-temps, Maxwell Cornet qui succède à Rachid Ghezzal ou même Aldo Kalulu qui prend la place de Mathieu Valbuena. Force est de constater que le banc n’apporte pas un plus à l’équipe en ce moment.

8/ Plus d’effet Génésio

Même le changement de tactique (du 4-4-2 en passant par le 3-5-2 ou aujourd’hui le 4-3-3) et de coach n’a pas su insuffler une nouvelle dynamique à l’équipe, il faut se rendre à l’évidence même si la course à l’Europe n’est pas pliée, c’est très mal embarqué que cette équipe parvienne à réaliser une série.

9/ L’excuse de l’arbitre face à Bastia, un signe de faiblesse

Sur OL Tv, Jean-Michel Aulas a encore agité la ficelle de l’arbitrage, parlant de Benoît Millot comme un « arbitre dépassé par les événements » alors que le référé a eu raison d’invalider le but lyonnais pour hors-jeu, de sanctionner d’un carton rouge le tacle de Gilles Cioni ou même d’un jaune le pied levé de François Kamano sur Mapou Yanga-Mbiwa où il n’y avait qu’un contact léger malgré un excès d’engagement évident. Quand JMA tance l’arbitrage, c’est pour masquer autre chose…

10/ L’équipe ne profite pas des ratés de la concurrence

Quand ils bénéficient des mauvais résultats de ses rivaux dans la course à la Ligue des Champions comme la lourde défaite de l’AS Monaco à Angers (0-3) ce samedi, les Gones sont incapables d’en profiter.