OM – Mercato : ces joueurs partis et pas près de revenir

Entre ceux qui réussissent mais dont l’option d’achat est quasi-automatique et ceux qui sont en situation d’échec, les prêtés ne devraient pas voir leur avenir passer par Marseille !

Saber Khalifa

On aurait presque oublié qu’il est encore sous contrat avec l’OM. Prêté depuis deux ans au Club Africain, l’attaquant tunisien revit après un exercice 2013-14 catastrophique sous le maillot blanc. C’est pourtant auréolé d’une magnifique saison 2012-13 (13 buts avec Evian TG, dont un lob du milieu de terrain contre Nice) que Khlifa, comme on écrivait à l’époque son nom, avait débarqué en Provence. Un peu à la surprise générale, donc pas forcément attendu par Elie Baup. Ce dernier fit de l’avant-centre une doublure d’André-Pierre Gignac. Sauf que lors de ses entrées ou ses rares titularisations, Khalifa ne faisait rien de bon. Rapidement, sa confiance s’évapora et les supporters le prirent en grippe.

A l’été 2014, Marcelo Bielsa, à peine arrivé, fit savoir qu’il ne comptait pas travailler avec lui. Le Tunisien fut donc renvoyé au pays, au Club Africain, où il retrouva peps et réussite, ses 15 buts en 30 matches permettant aux Rouge et Blanc de décrocher le titre de champion. Le troisième pour lui après ceux de 2010 et 2011. Le CA n’ayant pas les moyens de lever sa clause libératoire (estimée à un million d’euros), un nouveau prêt fut conclu pour la saison en cours. La dernière où son nom sera associé à celui de l’OM. Car le club a accepté de le libérer en échange d’une indemnité très modeste.

Mario Lemina

Lui aussi ne va plus porter le maillot marseillais. Acheté 5 millions d’euros au FC Lorient il y a seulement deux ans, Mario Lemina quittera officiellement l’OM en juin, son prêt à la Juventus se transformant en transfert définitif en fonction du nombre de matches joués. La fin d’une aventure délicate en Provence pour le jeune milieu de terrain. “J’ai connu deux années pas très faciles à Marseille. La première, je venais d’arriver et le coach avait son équipe en tête. La deuxième, j’ai été blessé et je n’avais pas le rythme comme les autres”, a-t-il reconnu sur RMC. Son énorme potentiel avait pourtant convaincu Marcelo Bielsa d’en faire un pivot de son système de jeu. Mais une blessure à la toute fin de la préparation estivale de 2014 puis des performances en dents-de-scie ont fait qu’il n’a jamais donné l’impression de s’épanouir sous le maillot blanc.

Ça ne s’améliore pas franchement à la Juventus où il doit se contenter d’entrées en jeu le plus souvent, la concurrence au milieu étant conséquente chez les “Bianconeri” (Pogba, Khedira, Marchisio…). “Avoir signé à la Juve ne doit pas être une fin en soi. Il va falloir que je prouve que je peux avoir une carte à jouer ici”, avait-il déclaré sur RMC. Pour le moment, c’est raté. Mais pour l’OM, il s’agit d’une bonne affaire, d’abord parce que son remplaçant, Lassana Diarra, est d’un tout autre niveau, ensuite parce que 10 millions d’euros tomberont dans les caisses en juin. Soit deux fois le montant investi en 2013. Pas mal pour un joueur qui a déçu !

Doria

En manque de temps de jeu après un transfert dont les contours sont encore flous, le défenseur brésilien était retourné sur ses terres, à Sao Paulo, de janvier à juin. Michel ne souhaitant pas, lui non plus, donner sa chance à Doria, l’OM l’a prêté à Grenade (avec option d’achat). Pour une nouvelle galère, les Andalous évoluant dans les bas-fonds de la Liga et le défenseur cirant le banc à longueur de temps. Pourtant, comme l’a révélé son agent, Jolden Verguette, dans une interview accordée à “Globoesporte”, l’histoire entre Marseille et Doria aurait pu finir dès cet été : “Le dossier était bouclé à 90%. La clause libératoire était de 12 millions d’euros mais nous sommes parvenus à la réduire considérablement.

Doria était tombé d’accord pour un contrat de cinq ans. Mais au dernier moment, le transfert a capoté et le joueur a choisi un autre club”. Un cas toujours aussi mystérieux… Depuis le début de la saison, on a entendu parler deux fois de Doria : d’abord, il s’était fait expulser lors d’un match de la 8e journée de Liga contre Gijon. Il avait écopé d’un deuxième carton jaune dans une fin de rencontre complètement folle qui avait vu son équipe perdre son avance de deux buts (score final : 3-3) dans le dernier quart d’heure. Ensuite, avec la sélection Espoirs brésilienne, il concéda un pénalty et se fit expulser sur la même action face aux Etats-Unis en amical. Bref, sans regret…

Brice Samba

Arrivé à l’OM en 2013, le gardien de 21 ans n’a eu que très peu d’occasions de montrer sa valeur. La faute au monument Steve Mandanda mais également aux sorties de route prématurées dans les deux Coupes. Ainsi, la saison passée, on ne le vit qu’à Grenoble, en 32es de finale de la Coupe de France… “Il Fenomeno” arrivant en fin de contrat en juin, il était nécessaire que Brice Samba ait du temps de jeu cette saison, lui a qui est promis la place de titulaire la saison prochaine. C’est pourquoi il a été prêté à Nancy, en Ligue 2. “Je n’ai pas voulu rejoindre un club de L1 promu, car je savais que ça allait être une année difficile, a-t-il expliqué dans “L’Equipe”. J’ai préféré une équipe de L2 qui joue la montée. Ça s’est fait rapidement. Gennaro
Bracigliano m’en avait déjà parlé quand on était à Marseille. Il m’en a dit beaucoup de bien, à commencer par les infrastructures et le fait que ce soit un club familial
.”

Malheureusement, Samba n’a pour l’instant joué aucune minute et ne s’est fait remarquer que pour son implication dans un fait divers : fin août, en état d’ivresse, il aurait provoqué un accident sur l’A31. Son démenti fut assez improbable puisqu’il expliqua avoir demandé à un inconnu de le ramener chez lui avec sa voiture ! Ce qui devait être un tremplin pour l’année prochaine est en train de se transformer en enterrement de première classe pour Brice Samba…

Et les autres…

Baptiste AloÉ a lui aussi choisi d’évoluer en Ligue 2, à Valenciennes. Le club l’a prêté sans option d’achat, ce qui est un signe de la confiance qu’il lui porte. Aloé a confié que le projet valenciennois lui a “tout de suite plu. Le coach m’a fait part de ses idées, de sa façon de jouer. J’ai tout de suite donné mon accord. Je viens pour me donner à fond, progresser avec le club et prendre du plaisir”. Raté. Il n’a été titulaire que quatre fois, évoluant systématiquement à des postes qui ne sont pas le sien (défenseur central)…

Autre pépite du centre de formation, Julien Fabri, parti à Bourg-en-Bresse. Un choix payant puisque l’ancien gardien de la réserve s’est imposé dans les cages, prenant la place de Sébastien Callamand. Depuis le début de la saison il a ainsi joué douze matches de Ligue 2 et a sauvé son équipe à deux reprises en Coupe de la Ligue, face à Brest puis Nancy, en repoussant chaque fois un pénalty. Le 16 décembre (en dehors de nos délais d’impression), il affrontait l’OM en 8es de finale de cette épreuve avec la ferme intention de prouver qu’il a le niveau pour y jouer…

Gael Andonian joue pour sa part au dépanneur. Le défenseur central est parti en octobre à Dijon pour pallier la blessure de Quentin Bernard. L’international arménien de 20 ans occupe le poste de latéral gauche et devrait demeurer titulaire au moins jusqu’au retour de Bernard. Bill Tuiloma, premier joueur néo-zélandais à signer un contrat pro avec le club, est quant à lui parti en National, à Strasbourg. Celui qui avait joué quelques minutes en Ligue 1 l’année dernière face à Rennes, notamment, se bat pour gagner du temps du jeu. Si son équipe évolue actuellement dans le haut du tableau, lui ne joue que très peu (3 matches).

Vincent Roussel

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