PSG, OM, OL, ASSE, FC Nantes, RC Lens : un arrangement avec Mediapro facilité par l’État ?
Jaume Roures (Mediapro)Credit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
CONCILIATION

PSG, OM, OL, ASSE, FC Nantes, RC Lens : un arrangement avec Mediapro facilité par l’État ?

Le non versement de la traite de Mediapro en octobre pourrait mettre en difficulté les clubs de L1. la LFP pourrait jouer un rôle d’entremetteur pour faciliter le règlement de ce dossier sensible.

L’affaire inquiète forcément les clubs de L1 et plus encore. Mediapro a annoncé mercredi sa volonté de faire baisser le montant de son contrat avec la LFP (780 millions d’euros annuels pour la L1 et 34 millions par an pour la L2), à peine plus d’un mois après le début de la saison et sans avoir honoré le deuxième versement (172 millions d’euros) prévu le 5 octobre. 

Autant dire que la situation est grave. Déjà privés de recettes de billetterie depuis le début de la saison, les clubs attendent des droits télévisés qu’ils les maintiennent à flot. Le non versement des traites pourrait les mettre dans une situation plus qu’inconfortable d’autant qu’ils ne doivent pas s’attendre à un geste des pouvoirs publics. Malgré tout, la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu est prête à servir d’entremetteuse. 

 
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« On veut bien essayer de rapprocher les points de vue »

« L’État n’a pas à intervenir auprès d’un acteur privé, Mediapro, qui a pris son risque et est en relation contractuelle avec la Ligue, indique-t-on à l’Élysée. On veut bien essayer de rapprocher les points de vue mais l’attitude de Mediapro est franchement déplorable. Ce ne sont pas des manières. Nous sommes surpris et déçus de la façon dont Mediapro traite cet écosystème. La méthode est critiquable. Ce que l’on demande à Mediapro, ce n’est pas de la charité, c’est d’assumer des engagements contractuels. Il est évident que cela prend un peu de temps d’atteindre leur objectif final d’abonnés. Par définition, il doit y avoir pour eux un recours à la dette et l’investissement. C’était prévu et il n’y a donc aucune surprise. La Ligue et les clubs ne peuvent pas se permettre d’autoriser des rééchelonnements qui les priveraient de leur trésorerie. Ils ont besoin de ces traites des diffuseurs pour ne pas avoir recours à l’emprunt. D’autant qu’ils ont déjà souscrit des emprunts pour faire face à la crise du Covid. Ce serait trahir l’appel d’offres de revenir sur le prix que Mediapro doit payer. »