L’instant PSG : les choix de Tuchel, la gestion de l’après-match… fiasco total à Dortmund

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Plus l’espérance est grande, plus la déception est violente. Avec le PSG, on a ce sentiment que l’histoire se répète inlassablement. Que malgré les innombrables efforts, le résultat reste le même. Encore une fois, le Paris SG a déçu lors de l’un des rendez-vous de la saison : les phases éliminatoires de la Ligue des Champions. Une habitude me diriez-vous.

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Certes, la défaite lors du 8ème de finale aller face à Dortmund (1-2) est loin d’être insurmontable. D’autant que le but marqué à l’extérieur aura une importance capitale au retour. Il reste encore 90 minutes ou plus à jouer. Rien n’est impossible et on est bien placé pour le savoir. Mais cette défaite a laissé des traces au sein du club parisien et chez les supporters.

Avant le début du match, on pouvait déjà apercevoir des signes de mauvais présages. Une heure avant le coup d’envoi, certaines indiscrétions indiquaient que Thomas Tuchel allait opter pour un 3-4-3. Une manière pour le tacticien allemand de densifier son milieu de terrain et de bloquer les montées des attaquants adverses.

Mais un choix pour le moins étonnant puisque depuis le mois de décembre, l’entraîneur parisien faisait évoluer son équipe en 4-4-2 afin d’être prêt pour le jour J. Un premier signe de faiblesse envoyé qui rappelait le coup de poker tenté par Laurent Blanc qui avait choisi un 3-5-2 lors du quart de finale retour de la Ligue des Champions en 2016 face à Manchester City (1-0).

Comme on pouvait s’y attendre, les joueurs parisiens étaient perdus sur le terrain, manquant terriblement de repères et certainement quelque peu paralysé par l’enjeu de cette rencontre et l’atmosphère étouffante d’un Signal Iduna Park chauffé à blanc. Bilan : 90 minutes moroses où le PSG a montré un visage bien inquiétant. Jamais, les Rouge et Bleu n’ont semblé être en mesure de pouvoir déstabiliser le bloc défensif du BvB, parfaitement discipliné.

Peu ou quasi rien n’a marché pour des Parisiens amorphes et méconnaissables. Kylian Mbappé était trop esseulé en pointe, Di Maria fantomatique et Neymar à court de forme. Alors que la tâche s’annonçait déjà ardue, Marco Verratti et Thomas Meunier ont trouvé le moyen d’écoper d’un carton jaune, synonyme de suspension pour le match retour.

Bref, on retiendra uniquement le but marqué par le Ney à l’extérieur qui a permis de limiter la casse. Car oui, le score est flatteur compte tenu de la partie indigeste livrée par les hommes de Thomas Tuchel.

Une gestion d’après-match catastrophique

Nous, supporters parisiens, qui avions déjà un genou à terre après cette nouvelle désillusion, on nous portait le coup de grâce. Histoire de bien remuer le couteau dans la plaie. Comme si on n’avait pas déjà assez souffert.

La conférence d’après-match lunaire de Thomas Tuchel, les vérités acerbes de Neymar sur la gestion de sa blessure, la déclaration surréaliste de Thomas Meunier et la cerise sur le gâteau, les insultes du frère de Presnel Kimpembe vis-à-vis de Thomas Tuchel. Ou comment se saborder avant le match retour.

Un sursaut d’orgueil est forcément attendu le 11 mars prochain, à la maison. Laver l’affront du match aller, redorer le blason, rendre fiers les supporters. Car vivre une nouvelle désillusion à ce stade la compétition serait inconcevable.

Ce sentiment de vide absolu, nous sommes nombreux à ne plus vouloir la revivre. Et personnellement, j’aimerai que mon anniversaire soit rempli de joies et d’amour. Et non d’une tristesse infinie.