PSG, ASSE, OL, OM : Daniel Riolo défend la tentative de putsch des cadors

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Le football français a connu des derniers jours très tendus. Parce que les présidents des gros clubs de L1 se sont réunis en petit comité pour définir le calendrier de l’après-crise sanitaire. Cela n’a pas plu à leurs homologues des petites écuries, ce qui a contraint la LFP à intervenir et à ramener tout le monde autour de la table. Daniel Riolo a évoqué ces dissensions. Et pour une fois,  le journaliste de RMC n’a pas d’avis tranché, il comprend les deux camps.

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« Il y a toujours eu des dissensions entre les gros et les petits. Les gros sont minoritaires et cherchent à imposer leur loi car c’est grâce à eux qu’il y a plus d’argent dans le football, c’est grâce à eux que la Ligue 1 vit. Les autres, ce sont un peu les sparring-partners. Ce n’est pas du mépris, ce n’est pas de la condescendance même si ça y ressemble un peu. »

« Mais vu la situation actuelle, s’il faut que tout le monde se mette d’accord, ça va être beaucoup trop le bordel. D’où cette volonté des tauliers de déblayer le terrain. Moi, j’ai toujours été emmerdé sur cette question. Je n’arrive jamais à avoir une idée claire sur la décision que je prendrais si j’y étais, si j’étais président d’un club important. Oui, il faut que tout le monde ait de l’argent sinon ça fait une compétition distendue. Mais je pense que je serais agacé par les petits… »

« Je peux un peu comprendre les forts, ce sont eux qui font tourner la boutique. Il ne faut pas être faux-cul, l’oseille rentre grâce aux gros. Sans les quatre gros, les droits TV ce ne serait même pas 100M€ ! Ils jouent pour des haricots et des lentilles s’il n’y a pas les gros et ils se font une soupe entre eux ! Ça ne peut pas être totalement égalitaire. Donc si on peut faire une réunion qui dure une semaine et pas trois mois…”

Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001