PSG : l’Atalanta Bergame colle une pression inattendue sur Tuchel

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Le tirage au sort de la Ligue des Champions qui a offert l’Atalanta Bergame au PSG est un cadeau empoisonné pour Thomas Tuchel.

Sur le papier, le Paris Saint-Germain a peut-être eu droit à un tirage clément en Ligue des Champions avec l’Atalanta Bergame. Pourtant, loin de s’enthousiasmer face à un parcours qui paraît un peu plus dégagé jusqu’à la finale, Thomas Tuchel a préféré botter en touche par rapport aux Italiens.

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« Le plus important est de se préparer pour les deux finales de Coupe. Je commence seulement à penser à Saint-Etienne, après on aura une semaine pour travailler Lyon puis 12 jours pour Bergame. Ce sont trois étapes. On est toujours dans la phase d’adaptation des entraînements. L’équipe travaille bien, elle bien concentrée. La meilleure chose pour arriver à Lisbonne c’est de gagner les deux finales. On est concentré sur Saint-Etienne à 100% », a-t-il glissé. Un discours policé et de circonstance mais l’Allemand doit bel et bien composer avec une pression encore plus lourde sur les épaules.

Encore moins le droit à l’erreur en quart de finale

En effet, du côté de Doha, on avait prévu de faire la saison 2020-21 avec Thomas Tuchel aux commandes. Un choix dicté par le paramètre économique en ces temps de Covid mais également par la tenue du vestiaire par l’Allemand. Au Qatar, l’avenir de Tuchel n’était pas lié aux résultats du « final 8 » de la Ligue des Champions, les boss étant en capacité d’entendre qu’avec l’arrêt prématuré de la saison Paris démarrera le tournoi avec un handicap.

Mais si l’Emir aurait été en capacité de digérer une défaite en quart de finale face au FC Barcelone ou au Bayern Munich, il n’en sera pas de même d’un couac face à Bergame. Et ce malgré la qualité évidente de la révélation italienne de la saison. D’abord parce qu’une élimination face à un « no name » européen renverrait le PSG face à son étiquette de loser absolu des quarts de finale. Mais aussi et surtout que l’argument économique pourrait difficilement s’entendre pour le 4e budget de la C1 (635 M€) face au plus petit budget des clubs encore en lice (plus de trois fois inférieur à l’OL par exemple…). A Thomas Tuchel de jouer pour, cette fois-ci, éviter la honte à Paris.

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008