PSG : système, Mercato, Neymar, Tuchel… Leonardo se confie

false

A l’issue d’ASSE – PSG (0-4), Leonardo s’est longuement arrêté face aux micros pour évoquer les dossiers chauds du club francilien. Morceaux choisis de ses 9 minutes de prise de parole.

Sur le système à quatre offensifs

“On est dans une saison où on cherche encore une manière de jouer. Il y a eu de beaucoup blessures aussi. C’est quelque chose qu’on est en train d’étudier car il y en a quand même eu un peu trop… Après cela a apporté un côté offensif à cette équipe qui a beaucoup de joueurs de qualité devant. Si on ne parle que des chiffres, ils sont très bons mais on a encore une marge d’amélioration par rapport à ce qu’on a. Maintenant, on pense au futur. Je pense que les très grands joueurs peuvent toujours jouer ensembles. C’est une réalité. Il y a un état d’esprit, un esprit de groupe qui se monte (…) Par le passé, cela nous a manqué. Aujourd’hui, il y a un investissement de tous”.

Un système reconductible en Ligue des Champions ?

“Bien sûr qu’on peut jouer sur un gros match avec ces quatre joueurs devant. Après cela demande quelques automatismes. Cette équipe a joué comme ça durant trois matches. Avant, avec les blessures, c’était impossible. Aujourd’hui, tu as tout l’effectif à disposition. Avec l’application que les joueurs démontrent, pourquoi pas ? L’important pour une équipe, c’est d’avoir un plan A et un plan B, deux systèmes travaillés à l’entraînement. Aujourd’hui, c’était possible de mettre sur le terrain ces joueurs qui marchent bien. On a encore une marge”. 

Sur le feu d’artifice des Magic Fans

“Honnêtement, c’est la première fois que je vois ça. Cela m’a semblé un peu beaucoup. On va voir comment ça se passe. Est-ce que ça m’a plu ? (Sourire) Je ne suis pas là pour juger les feux d’artifices. Vous êtes mieux placés que moi”.

Sur les besoins du Mercato d’hiver

“Est-ce que je suis sur la même longueur d’ondes que Thomas Tuchel sur le Mercato ? C’est une bonne question. Je pense que vous devriez arrêter de demander au coach par rapport au Mercato. Je suis dans le football depuis longtemps et je connais la limite entre le travail d’un coach, d’un directeur sportif, d’un président et d’un directeur de communication. Chacun fait son boulot. Il faut laisser le coach tranquille. Il parle du côté technique de l’équipe. C’est son boulot. Après, on échange. Pour le Mercato, nous verrons. C’est une question d’opportunités. Aujourd’hui, pour moi, le groupe est complet. L’autre point positif c’est qu’en cinq mois on est déjà parvenu à lancer deux petits jeunes en Ligue 1 : Aouchiche et Kouassi. Cela nous fait plaisir et ce sont deux joueurs qui vont compléter encore plus ce groupe-là. Après, il y a des opportunités… Mais ça, c’est autre chose”.

Sur les premiers contrats pros d’Aouchiche et Kouassi

“C’est un système que vous connaissez comme moi. Un jeune, vous pouvez lui offrir jusqu’à trois ans de contrat. Nous n’avons pas la politique de dire : “Si tu ne signes pas le contrat, tu joues pas” (…à On nous dit qu’on fait partir tous les jeunes. On va voir qui a envie de rester, qui n’a pas envie de rester. Dans ces deux cas-là, je pense qu’ils ont vraiment envie de rester. Après on verra si, sur le papier, nous arriverons à un accord. Je pense qu’on va le faire. S’ils décident du contraire, on aura tout fait qu’il décide de rester”.  

Sur le tirage à venir de la Ligue des Champions

“Je serais au tirage au sort. On va rentrer à Paris à 3 heures du matin. Je vais reprendre un avion à 7 heures pour être au tirage à midi. Une préférence ? On l’a dit depuis le début : on n’est pas parti pour gagner la Champion’s League. Cela me parait évident. Ce n’est pas qu’on a peur de le dire mais on n’est pas parti pour… On n’a pas les conditions pour l’imaginer. Après, je pense que tous les clubs qui peuvent tomber sur nous aurons peur de nous affronter. Personne ne serait content de nous jouer. C’est pour ça qu’on est confiant. On prendra n’importe qui”.

Sur le visage affiché par Neymar sur les derniers matches

“Je pense que Neymar fait beaucoup d’efforts dans tous les sens. Au niveau de l’esprit. L’histoire qu’on a vécu, elle est réelle. On ne va pas refaire l’histoire. Cela ne fait pas si longtemps mais je vois beaucoup d’efforts de sa part, dans tous les sens. Même dans ce système-là qui l’oblige à revenir beaucoup en arrière, il le fait (…) Par rapport à lui, il y a encore beaucoup de choses à faire. Mais je sens de sa part une disponibilité, une envie réelle de se mettre à disposition. C’est important. Est-ce que je suis intervenu pour qu’il fasse un pas en avant avec les supporters ? J’ai déjà dit qu’il faisait beaucoup d’efforts. Ce qui se passe en interne se passe en interne. On va créer un esprit de groupe. Je pense qu’il existe déjà même si c’est difficile (…) Il s’est passé des choses, on va les régler. Il y a des cicatrices, on va s’en occuper. Honnêtement, je vois des choses très positives”.

Sur le fait que Thomas Tuchel soit esseulé

“Cette Une de L’Equipe comme quoi l’entraîneur était tout seul, cela me semble un peu hors de mon monde. Il y a eu des choses très positives. Bien sûr, il y a encore des choses à régler. Mais je ne pense pas qu’on voit au Paris Saint-Germain un entraîneur seul. C’est un club qui doit toujours être dans le soutien. On soutient son entraîneur. Si un jour il est seul, cela ne sera pas bon et il ne sera pas là. (Relance sur le fait qu’il n’a pas hésité à remplacer Kombouaré par Ancelotti quelques années plus tôt) Chaque saison a son histoire. Aujourd’hui, on voit des choses positives et on voit la marge d’amélioration. La ligne du club est de ne pas laisser un entraîneur seul et perdu”. 

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008