PSG : Weah, Ronaldinho… Les 5 joueurs les plus surestimés de l’histoire du club

En milieu de semaine dernière, Ronaldinho a fait savoir qu’il se verrait bien finir sa carrière au PSG. Aussitôt, les réseaux sociaux ont relayé des centaines de messages de supporters parisiens se prenant à rêver du retour de leur ancienne idole. Sauf qu’en y repensant, le génial Brésilien n’a jamais cassé trois pattes à un canard dans la capitale.

De ce constat nous est venue l’idée de ce classement. Attention, il ne s’agit pas de lister les cinq joueurs les plus nuls de l’histoire du club, ni celui des plus gros flops. Le concept est plus subtil et s’attache à énumérer ces stars qui conservent, dans le cœur des fans Bleu et Rouge, une image immaculée que leurs prestations n’ont pas toujours justifiée.

C’est parti !

5 – Mamadou Sakho (2007 – 2013, 191 matches au PSG)

Parisien de naissance, formé au club, Sakho est un peu comme un fils pour les fans du PSG. C’en est d’autant plus douloureux pour ces derniers d’admettre qu’au final, l’international tricolore n’a pas apporté tout ce qu’on espérait de lui. La saison 2010/11, celle de son explosion, est restée sa meilleure. Victime d’une concurrence plus ou moins honnête, le stoppeur est par la suite passé du statut de nouveau Thuram à celui de « bon joueur de L1  » . Le Parc ne chérissait plus alors qu’un souvenir, un espoir jamais comblé, comme ces grand-mères que leur idole de jeunesse émoustille encore, fut-il devenu chauve, grassouillet et impotent. Sakho n’occupe toutefois que la dernière place de ce classement car 1) en 2011, il était vraiment énorme – 2) dans le genre chouchou du public, c’est quand même autre chose que Francis Llacer.

4 – Mario Yepès (2004 – 2008, 143 matches au PSG)

Une carrosserie de Ferrari sur un moteur de 2Cv. C’est un peu ça, Mario Yépès. Parce qu’il avait les cheveux longs, un beau sourire et que ses tacles glissés faisaient lever le Parc des Princes, le défenseur central colombien reste considéré comme l’un des rares joueurs à sauver des années noires du PSG. Sauf qu’il en était en réalité l’une des raisons. Ne sachant pas défendre au-delà de ses vingt mètres, privé du sens de l’anticipation, l’ancien Nantais n’intervenait jamais qu’en dernier recours. Alors oui, lorsqu’il gagnait son duel, on parlait de sauvetage miraculeux. Mais le reste du temps, il y avait but. Mario l’élégant ? Mario le tape-à-l’œil.

3 – Jay-Jay Okocha (1998 – 2002, 113 matches au PSG)

Sakho incarne le triomphe du cœur sur la raison, Yepès trahit la duplicité du beau. Jay-Jay Okocha, lui, montre que l’histoire écrite par les directeurs marketing, bâtie sur de grands noms et des transferts record, finit parfois par remplacer les faits. Recruté par le tout nouveau président parisien Charles Biétry pour 96 millions de francs en août 1998, l’international nigérian a passé quatre saisons à Paris. Seule la deuxième fut bonne. Les autres ont suivi le rythme immuable d’un exploit mensuel, entrecoupé de quatre ou cinq matches sans saveur (ou sur le banc). Pourtant, on trouve encore des supporters du PSG arborant, sur des forums, les pseudos de Jay-Jay ou de Okocha_le_boss. Don’t believe the hype !

2 – Ronaldinho (2001 – 2003, 77 matches au PSG)

L’heure est venue, afin de prévenir toute méprise, de rappeler le concept de ce classement. Le talent des joueurs mentionnés n’est pas pas (toujours) en cause : c’est l’inadéquation entre le statut dont ils jouissent à Paris et leur apport véritable qui est soulignée. Nous ne discuterons pas le génie de Ronaldinho. Mais ce génie, on l’a surtout vu à Barcelone. Le passage de Ronnie au PSG se résume à un joli but contre Guingamp (lors d’une défaite) et deux prestations brillantes contre l’OM. Cela fait certes plaisir aux supporters mais au final, cent joueurs au moins ont fait mieux dans la capitale. Fêtard, râleur, transparent les trois quart du temps, l’attaquant brésilien est parti sur une 11e place et une prestation fantomatique en finale de Coupe de France contre Auxerre (défaite 2-1). Sa dernière apparition, celle qui aurait dû l’absoudre. Raté.

1 – George Weah (1992 – 1995, 138 matches au PSG)

Comme pour Ronaldinho, il faudrait être aveugle pour contester l’extraordinaire habileté de l’attaquant libérien. Mais le temps a effacé l’un de ses travers notoires : l’art de choisir ses matches. Concrètement, « Mister George » arrêtait de jouer dès que la température passait en-dessous des 18°, soit entre octobre et mars. De même, Weah préférait la lumière de la Champions League aux basses besognes domestiques. Ce qui donne des statistiques assez curieuses, celles de la saison 1994/95 par exemple : Weah plante 8 buts en 11 matches de C1, 7 en 34 matches de première division (une stat digne d’un Florian Maurice) ! Et dire que l’an passé, certains accusaient Zlatan Ibrahimovic de s’économiser en Ligue 1…

Voilà ! À un de ces jours pour le Top 5 des joueurs les plus sous-estimés de l’histoire du PSG…

JD

 

PS : en écrivant cet article, nous sommes tombés sur le classement des 40 meilleurs joueurs de l’histoire du PSG établi en 2010 selon les votes des supporters. Une hérésie totale : Ronaldinho est troisième, Okocha dixième, Safet Susic… 18e ! Une façon de mettre en perspective certains discours d’anciens combattants selon lesquels les investisseurs qataris du club contribueraient à en diluer l’héritage. Force est de constater que les supporters, à Paris comme ailleurs, n’ont pas attendu l’arrivée d’Ibrahimovic & Co pour avoir la mémoire courte…

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