ASSE : Herbin en voulait beaucoup à un ancien président des Verts
par butfootballclub

ASSE : Herbin en voulait beaucoup à un ancien président des Verts

Retraité depuis le printemps dernier, Yves Verrière a bien connu Robert Herbin, dont il publiait les chroniques après chaque match de l'ASSE dans le quotidien régional Le Progrès. Extrait.

BUT : Yves, Robert Herbin gardait-il de la rancoeur pour certaines personnes, le président Roger Rocher peut-être avec l'affaire de la caisse noire ?

Yves VERRIERE : Sur Roger Rocher, il coupait court. Il avait tiré un trait. Il était passé à autre chose. Il n'avait pas envie d'en reparler. Ce qu'il n'avait pas digéré, c'était qu'André Laurent l'éjecte. Il lui en voulait beaucoup.

Vos relations dépassaient-elles le cadre du foot et des chroniques ?

Je suis allé plusieurs fois chez lui, mais c'était pour les chroniques, pour le travail. La dernière fois, c'était juste avant ma retraite. Chez lui, c'était une atmosphère particulière, avec sa grande maison, ses chiens, les arbres, les prés, la grande allée et les deux portails. Ce qui m'a marqué, c'est qu'il n'y a pas de trophées, de coupes, ni de maillots aux murs. Il n'avait gardé qu'une médaille : celle de la finale de 1976.

Vous ne parliez que de foot ?

Il aimait qu'on lui demande des nouvelles de sa hanche, de ses chiens, mais lui ne se souciait pas des autres. Il ne me posait jamais de questions sur moi mais je crois qu'il m'estimait quand même. Il avait confiance en moi. Il lui arrivait de me demander des petits services. La dernière fois, c'était pour Tarak Bouzaabia. Le « Doc » s'était bien occupé de sa hance alors il lui avait offert des chocolats. Il m'avait demandé de les lui apporter à L'Etrat.

 

Etait-il allé chez vous ?

Une fois oui, pour jouer aux cartes. Il était arrivé le premier et je n'avais pas fini un article pour Le Progrès du lendemain, alors ma femme était restée avec lui quelques instants. C'était une épreuve pour elle, surtout qu'ils ne se connaissaient pas, mais il avait été très sympa. Il devait être dans un bon jour !

Ces derniers temps, l'avez-vous vu ?

La dernière fois c'était chez lui avant ma retraite, l'année dernière. Il ne sortait plus beaucoup. Il n'avait plus ses petits plaisirs à lui, comme aller boire son café le matin à L'Etrat avec Georges Bereta. Il restait dans sa maison, avec ses chiens et sa musique classique.

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PS : l'intégralité de l'interview d'Yves Verriere est à retrouver dans But Saint-Etienne