ASSE : Glasgow, l’Epopée, les Verts d’aujourd’hui… Christian Synaeghel se livre

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A 68 ans, Christian Synaeghel coule une retraite paisible du côté de Merle-Leignec, sur les hauteurs de la Loire, non loin de Geoffroy-Guichard où il ne retourne que très peu. Entretien avec le plus Stéphanois des « Chtis ».

But : Christian, on se souvient que vous auriez dû jouer la finale de Glasgow avec l’ASSE mais il y a eu cette blessure à Nîmes. Le souvenir est encore douloureux ?

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Christian SYNAEGHEL : Il le restera toujours. C’est le pire match de ma carrière. Luisinho m’avait asticoté. Il était venu par derrière et m’avait mis le pied sur la cheville. Avec cette entorse, c’était cuit pour la finale. On a essayé de guérir mais rien n’y a fait. Cette finale, c’était l’aboutissement d’une carrière. On avait été éliminés en ½ finale l’année d’avant, par le Bayern.

Vous étiez à Glasgow ?

Bien sûr. J’étais en tribunes. Ce n’est pas la même déception. En fait, c’était une double déception : celle de ne pas jouer et celle de perdre, surtout dans des circonstances pareilles. On fait deux barres. C’est dur. On se dit que si les poteaux avaient été ronds…

C’est votre plus gros regret ?

Avec celui de 77, à Liverpool. Là aussi on était à deux doigts. Les Anglais sont allés au bout derrière, les gros étaient sortis. Notre défaite là-bas, ça se joue à rien. Quand Bathenay a marqué, je pensais qu’on était qualifiés.

Anfield, c’est la meilleure ambiance que vous avez connue ?

Oui. Il n’y avait pas de barrières à l’époque. Le public était à quelques mètres. Il aurait pu rentrer sur le terrain comme il voulait. Mais niveau ambiance, le Chaudron, c’était pas mal non plus !

Quels matches en particulier ?

S’il fallait en ressortir deux, je dirais Split et Kiev. Split, le 5-1, avec les deux buts de « Tintin » Triantafilos… Bereta qui lui laisse le coup franc parce qu’il est sûr qu’il va le mettre dedans. Ce sont des matches marquants. C’est gravé. Pareil pour Eindhoven, le match retour là-bas, le 0-0 qui nous qualifie pour Glasgow. Je me souviens de Roger Rocher qui nous dit : « ça y est les gars, cette fois-ci on y est ».

« C’est Jacques Santini qui a joué la finale. Il aurait pu en être le héros avec sa frappe sur la barre »

Malheureusement, moi, je n’ai pas pu y être. C’est Jacques Santini qui a joué la finale. Il aurait pu en être le héros avec sa frappe sur la barre. « Jacquot », je l’avais remplacé en 74 pour mon premier match, contre l’OM. Il s’était fait les croisés. Derrière, je n’étais plus sorti de l’équipe. Cette blessure avant la finale, c’était ma façon de lui renvoyer l’ascenseur !

Vous avez gardé le contact avec vos anciens coéquipiers ?

On se voit assez régulièrement. Je vois « Jacquot », Patrick Revelli, Alain Merchadier. Les autres, je les revois une fois par an pour la compétition de golf, à Saint-Etienne. J’ai mangé avec Jean-Michel (Larqué) au Pays-Basque. Ma femme avait fait une cure. On en a profité pour se voir. C’est toujours un plaisir.

 

LH

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Laurent HESS

Journaliste à But! depuis 2000