ASSE – Mercato : Ilan recruteur au Brésil, bonne idée ?

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L’AS Saint-Étienne envisage de nommer Araujo Ilan (35 ans) recruteur pour le club au Brésil. L’occasion de s’interroger sur la pertinence d’envoyer un émissaire sur le marché sud-américain.

Comme nous vous l’indiquions il y a quelques semaines, l’AS Saint-Etienne est désireuse de faire la part belle aux anciens dans son organigramme et Araujo Ilan (35 ans), sans club depuis son départ de Corse en 2014 et qui a essayé en vain de rebondir en tant que joueur, fait partie de ces « ex » à qui les Verts veulent ouvrir la porte. Consultant dans l’émission « Club ASSE » sur TL7, Ilan négocie plus revenir à un poste de responsabilité au sein du club. S’il vit aujourd’hui à Saint-Etienne (sa femme étant stéphanoise), Ilan pourrait être renvoyé au Brésil dans un rôle de recruteur. Dans les colonnes de L’Equipe le 7 août dernier, Bernard Caïazzo a évoqué clairement cette éventualité.

« On est en discussions pour qu’il s’occupe du recrutement au Brésil, dans le sud du pays, où les conditions climatiques répondent plus aux nôtres. Si nous ne sommes pas capables d’avoir le pain, le beurre et le couteau, c’est qu’on est des imbéciles », confiait alors le président du Conseil de Surveillance, intéressé à l’idée de renforcer son maillage international et de revenir à une filière qui a fait les belles heures du club à la fin des années 90 quand le tandem d’inconnu Alex-Aloisio avait été découvert sur cassette vidéo par Gérard Soler à Goias. Mais est-ce vraiment une si bonne idée de se tourner vers un marché qu’on dit saturé et où tous les clubs européens (notamment portugais), les pays de l’Est et la Chine viennent déjà largement piocher ?

L’échec du système des Académies

Ce n’est pas la première fois que l’ASSE travaille plus en profondeur sur son recrutement sur d’autres continents. Si aujourd’hui, les Verts se sont acheminés vers un maillage local et européen (Virton en Belgique), par le passé, le club finançait des partenariats. A l’AS Yeggo au Sénégal, à Matourkou au Burkina Faso et en Argentine où l’ASSE avait acheté 51% du CA Talleres de Cordoba pour 300 000€. Concernant la filière sud-américaine, c’était l’époque où le directeur sportif Omar Da Fonseca voulait bâtir le « Villarreal français » en faisant notamment venir les Daniel Bilos, Ignacio Piatti ou encore Fredy Guarin. Avec l’aide sur place d’Oswaldo Piazza, l’ASSE fait même alors testé une colonie de cinq joueurs de Talleres, parmi lesquels Javier Pastore, mais aucun n’avait été sélectionné par les éducateurs de L’Etrat qui les jugeaient trop légers physiquement.

« Pour moi, ce type de partenariat dépend des résultats. Il y a eu pas mal de tentatives en Argentine. Je pense à Bordeaux (Proyecto Crecer, NDLR) ou à Marseille qui ont tenté de faire des académies gérées par des anciens footballeurs. Cela n’a rien donné d’extraordinaire. De ce mode de fonctionnement, le meilleur joueur qui en est sorti, c’est Francia aux Girondins », déplore Piazza. Quant à la réussite d’un homme seul sur une partie ciblée du globe comme cela pourrait être le cas pour Ilan au Brésil ? « Ilan, c’est quelqu’un qui connait le football et son pays, qui a de l’expérience… Pourquoi pas ? A vrai dire, je ne sais pas », souffle le héros de 1976, conscient qu’il est difficile de juger la pertinence d’une idée qui ne sera de toute façon considérée comme bonne ou mauvaise qu’à la lecture des noms que cela permettra de sortir…

Alexandre CORBOZ

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