ASSE : Joueurs, entraîneurs, avenir… Le constat froid et inquiétant de Laurent Paganelli

Ancien joueur de l’ASSE, et homme de terrain de Canal Plus, Laurent Paganelli a donné au Progrès ses impressions sur l’effectif de Julien Sablé. Et ce n’est guère rassurant pour la suite.

Tous les supporters des Verts qui ont assisté au match OM-AS Saint-Etienne (3-0), dimanche soir, ont nécessairement retenu ses propos. Tenus au cours de la première période, lorsque Laurent Paganelli insistait sur le manque de communication des joueurs de Julien Sablé. « C’est incroyable, ils ne se parlent absolument pas. » Quelques minutes plus tard, l’ASSE subissait un énième revers sur la pelouse du Vélodrome, confirmant, si besoin était, le mal profond qui touche l’équipe première.

Interrogé, depuis, par nos confrères du Progrès, Laurent Paganelli a (re)confirmé les impressions partagées sur la pelouse marseillaise. Comme si il existait désormais un monde entre les joueurs et le staff technique. Propos retranscrits par Poteauxcarrés. « J’ai discuté avec les joueurs. On sent qu’ils attendent de la part du staff ou des dirigeants que quelque chose se crée. Et le staff attend que les joueurs se remobilisent, qu’ils aient un comportement exemplaire, différent de ce que l’on a vu à Marseille. Il n’y a pas de communion entre les deux. Il y a comme un décrochage. Il va falloir trouver des solutions collectives. Aujourd’hui, les joueurs ne comprennent pas. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. Ils n’ont tout simplement pas une réponse technique, tactique. »

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Toujours selon Paga, la solution ne pourra venir que de Julien Sablé, et de son adjoint, Jean-Louis Gasset. Pas simple lorsqu’on sait que c’est l’AS Monaco qui se pointe vendredi dans le chaudron de Geoffroy-Guichard. Avec, on le rappelle également, des tribunes dénuées de Kops, sanction de la LFP oblige. « C’est aux entraîneurs de mettre les joueurs devant leurs responsabilités, de leur proposer des solutions. C’est ce qui permettra de retrouver une équipe, un équilibre. En ce moment, c’est l’abandon total de la part de tout le monde. Dimanche, les joueurs auraient pu se défoncer comme des malades. Cela n’a pas été le cas. Ça veut donc dire qu’il n’y a même pas de révolte. Julien commence par le plus dur. Derrière lui, il y a Jean-Louis, un connaisseur. Il est compétent mais il ne veut pas, non plus, bousculer les choses. On se rend compte que même eux sont dans une phase d’apprentissage. À l’inverse, si tu prends, par exemple, un Antonetti, tu es sûr que le mec va bousculer tout le monde. Là, tu as l’impression que tu es en bas de l’échelle et qu’il va falloir remonter les barreaux un par un. Cela fait peur. il va falloir une grosse solidarité. La force de Saint-Étienne, ça a toujours été cela. »

La force de Saint-Etienne, ce sera surtout essayer de prendre quelques points avant la trêve hivernale. Lors de la venue de Monaco, champion de France en titre, ou à Guingamp, mercredi prochain.

L.T.