ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Printant tâtonne et les Verts ne décollent toujours pas»

Notre correspondant à Saint-Etienne revient sur le match nul de l’ASSE contre Toulouse (2-2) dimanche après-midi. Il estime que Ghislain Printant a su corriger le tir après s’être trompé dans son équipe de départ…

Il a beaucoup été question de la VAR dimanche à Geoffroy-Guichard, beaucoup trop, et Alain Casanova n’a d’ailleurs pas manqué de qualifier l’assistance vidéo d’« insupportable ». A raison. Au final, entre les deux buts refusés à Beric, qui était hors jeu, celui refusé à Koulouris, qui ne l’était pas, et les penaltys oubliés sur Cabaye (faute de Gradel) et sur Leya Iseka (faute de Moukoudi), on va dire que personne n’a vraiment été lésé sur ce match, ou que les deux équipes peuvent estimer l’avoir été. Ce que l’on retiendra avant tout, ce sont les deux visages affichés par les Verts avant et après le retour aux vestiaires.

Boudebouz fantomatique

A la mi-temps, Perrin et les siens ont limité la casse car il aurait pu y avoir 3-0 pour les Toulousains au lieu de 2-1, Hamouma réduisant le score peu après une frappe de Saïd repoussée du pied par Ruffier sur son poteau. Cette première période indigeste obligea Ghislain Printant à faire quelque chose et c’est Ryad Boudebouz, remplacé par Beric, qui en fit les frais. Un choix logique vu le rendement de l’Algérien, incapable de prendre le jeu à son compte, d’accélérer, et imprécis sur ses coups de pied arrêtés.

L’entrée de Beric a eu le mérite de permettre à l’équipe d’évoluer à onze contre onze mais aussi de repositionner Wahbi Khazri, qui s’est montré bien plus à l’aise en soutien du Slovène qu’en pointe. Ce qui n’aura pas surpris grand-monde, la tendance à dézoner du Tunisien, qui n’aide pas vraiment l’équipe lorsqu’il joue en 9, n’étant plus à démontrer depuis longtemps.

Hamouma et Cabaye, deux lueurs dans la grisaille

Les satisfactions de la rencontre sont venues d’Hamouma, auteur d’un doublé, et de Cabaye, à son avantage pour ses débuts dans le Chaudron. L’ancien lillois a montré ce qu’il allait pouvoir apporter : son expérience, sa lecture du jeu, sa justesse technique. Il pourrait vite devenir indispensable dans cette équipe.

Une équipe qui a eu le mérite de ne pas renoncer et de revenir au score, mais qui n’a clairement pas rassuré. En face, ce n’était pourtant que Toulouse, et la manière dont les Vert se sont faits transpercer quand Gradel, Leya Iseka, Makengo, Sangaré et consorts ont franchi la ligne médiane a de quoi inquiéter, tout comme ce déficit athlétique, montré du doigt par Casanova après la rencontre, cette fébrilité défensive, etc…

Pour l’heure, l’ASSE, 15e de L1 après cinq journées, n’y est pas, alors que la Ligue Europa, très attendue par le peuple vert, débute dès ce jeudi à La Gantoise. Forcément, Printant devra trouver les solutions pour que les résultats s’améliorent. Et vite, car les « Printant ne passera pas l’automne » pourraient fleurir en cas de nouvelles contre-performances, et L’Equipe n’a pas hésité à révélé certains problèmes internes avant la venue du Téfécé, qui tendent à montrer que le crédit de l’ancien adjoint de Jean-Louis Gasset est déjà un peu entamé… »

Laurent HESS

Dans l'entretien accordé à But Saint-Etienne, à paraître ce mercredi, Denis Bouanga évoque notamment ses débuts à l'ASSE et son but contre Brest (1-1) qu'il a dédié à sa maman, qui a tendance à lui porter chance. Extrait.