ASSE – Le rendez-vous de Didier Bigard : « Tranches d’histoire avec Eric, Ruffier et Aouchiche »
par butfootballclub

ASSE – Le rendez-vous de Didier Bigard : « Tranches d’histoire avec Eric, Ruffier et Aouchiche »

Cette semaine, Didier Bigard évoque les matches amicaux à huis clos de l'ASSE avant sa finale de Coupe de France, ainsi que l'arrivée d'Adil Aouchiche et « l'affaire Ruffier »...

« Eric a apprécié notre clin d’œil dans notre précédente rubrique alors que nous relations sa persévérance et son ingéniosité pour suivre un bout de match, devant Geoffroy-Guichard, face à Nice. Une semaine avant, à l’Etrat, devant Rumilly, il avait eu la visite des gendarmes alors qu’il tentait d’apercevoir ses favoris. Il faut dire qu’Eric n’est pas un gamin et que suivre les Verts est chez lui plus qu’une passion. On l’a vu traverser toute l’Europe, en train, en bus, en stop pour la Ligue Europa. Après notre allusion dans ces mêmes colonnes, nous pensions avoir clos le chapitre incongruité, ou maladresse si on veut être gentil pour les dirigeants de l’ASSE peut-être pas encore imprégnés de l’histoire du club. Et bien non. Pour la partie amicale livrée à Charleroi, Éric a eu la surprise de voir un véhicule garé devant le portail qui est aussi son poste d’observation, bien inoffensif, quand les grilles du centre Robert-Herbin lui sont fermées. Qu’à cela ne tienne, il a vu les buts à travers les vitres fumées du dérisoire obstacle. Samedi, il a remis le couvert au stade pour l’après-midi foot proposé par Anderlecht. Toujours de l’extérieur, donc sur la voie publique, il a trouvé un angle pour apercevoir la surface de réparation, le même que pour Nice, d’où, cette fois, un stadier a tenté de le déloger... On ne fera pas d’autres commentaires. Enfin si, pour dire que les dirigeants de l’ASSE peuvent avoir de bonnes initiatives, par exemple quand ils préfèrent attendre les prochaines mesures sur la réception du public, pour mettre en vente des abonnements. D’autres sont plus pressés de faire rentrer de la monnaie.

L’affaire Ruffier, une histoire de procédures

La même sagesse prévaut-elle pour les places de la finale de la coupe ? « L'AS Saint-Étienne ne vendra aucun billet grand public » a annoncé un communiqué en expliquant que « Le club respecte la décision des cinq groupes de supporters de ne pas se rendre au Stade de France compte tenu du nombre de places très réduit mis à leur disposition ». En lisant entre les lignes, on comprend que des partenaires ou VIP, auront sans doute droit au sésame. Peut-être aussi quelques privilégiés tirés au sort ? On mise sur le cœur des Verts pour faire le bon choix, parce que l’image de Saint-Etienne aurait besoin d’un petit coup de pinceau.

L’affaire Ruffier en a terni le reflet, sans qu’on puisse prétendre pour autant que ce soit le duo Thuilot-Puel qui ait ébréché les bords du miroir. On ne va pas réécrire l’histoire. Ruffier n’a pas été le premier à perdre sa place, pas même le premier gardien. Bernard, Castaneda, Alonzo, Janot ont vu un jour se déchirer une page que Curkovic avait su, lui, tourner seul. Ruffier a porté haut les couleurs foréziennes et le fera peut-être aussi pour celles de Bordeaux, mais on aurait préféré une fin moins procédurière. Nous avons expliqué, ici, que manager, c’est prendre des risques et que Puel en a pris en écartant son gardien titulaire. On persiste en précisant que cette fois l’entraîneur n’est plus tout à fait le seul à décider de la marche à suivre et que l’affaire est plus devenue celle des avocats des deux parties pour une séparation qui n’aurait de conventionnelle que le nom.

Accord trouvé dès début juin avec Aouchiche

Heureusement ce contexte brumeux vu de l’extérieur, n’a pas fait perdre le cap à Aouchiche. Le jeune parisien était venu à l’Etrat début juin en compagnie de ses deux parents et de trois conseillers ou proches. Il avait passé sa visite médicale et donné son accord aux dirigeants stéphanois, conscient qu’il a une belle carte à jouer dans un club qui valorise les jeunes. On attendra juste un peu pour que son talent créatif éclaire Geoffroy-Guichard, où les représentants des médias ont eu du mal à s‘emballer devant Anderlecht. A la décharge des joueurs de Puel, il y a eu surtout un travail à base de séquences. Pressing, attaques placées ou défense avec deux lignes pour bloquer la construction adverse. Il s’agissait de préparer la finale. On verra si c’était le bon choix, mais au moins, comme on l’avait défendu ici, Camara et Kolodziejczak seront-ils de la fête. Si c’est une fête... »

Didier BIGARD