ASSE : Loïc Perrin pointe les manques actuels des Verts

ASSE : Loïc Perrin pointe les manques actuels des Verts

Le capitaine des Verts, qui a fêté ses 34 ans la semaine passée, estime que le club a fait de bons choix cette intersaison. Mais qu’il faudra encore un peu de temps pour que l’équipe trouve la bonne carburation…

But : Loïc, on suppose que ce match contre Brest (1-1) vous laisse sur votre faim…

Loïc PERRIN : On espérait de meilleurs débuts à domicile. On a eu un passage compliqué en fin de première mi-temps et on a été sanctionnés. Après, il a fallu courir après le score et on a réussi à égaliser, logiquement. On a vu de bonnes choses mais on a marqué un peu tard. Il faudra mieux gérer ce style de match la prochaine fois, face à une défense regroupée. Quand on ne marque pas dans les temps forts, on s’expose. Il y a encore du travail.

La période de flottement a coïncidé avec la blessure de Jean-Eudes Aholou

Oui. On n’était plus en bloc. On prend le but sur un dégagement du gardien. On n’a pas le droit.

Que va-t-il falloir travailler ?

Les automatismes. On en manque. Et le physique. La chaleur n’a pas arrangé les choses mais ce n’est pas une excuse. Il faisait chaud pour les Brestois aussi. Il faut qu’on arrive à gommer certaines erreurs.

Heureusement que Denis Bouanga a marqué…

Il a été récompensé. Il s’est beaucoup démené. Mais c’est dommage d’avoir marqué si tard.

Ce match nul n’est pas la meilleure préparation pour les deux déplacements à Lille et à Marseille…

Non. On voulait six points. On n’en a que quatre. Deux gros déplacements nous attendent mais on va essayer de prendre des points.

Comment avez-vous trouvé la nouvelle pelouse ?

Elle est bien. Mais on va voir comment elle évoluera avec le temps, au fil de la saison, quand le climat sera plus compliqué.

Et vous, physiquement, comment vous sentez-vous ?

Ça va. Mon genou m’a retardé dans ma préparation. Je n’ai pu faire que le dernier match, à Newcastle. Ce n’était pas l’idéal. Mais je vais continuer à me remplir.

Les recrues se sont vite intégrées…

C’est notre rôle de les aider. Plus ils seront en confiance et mieux ce sera.

« Même s’il y a eu beaucoup d’arrivées, on ne repart pas de rien. Ce qui est bien, c’est d’être parvenu à garder une certaine ossature et d’avoir fait venir de bons joueurs en devenir. Avec Ryad Boudebouz, on a trouvé un bon remplaçant à Rémy Cabella »

Plus globalement, quel regard portez-vous sur la nomination de Ghislain Printant comme coach n°1 ?

C’était important d’avoir une continuité après ces dix-huit mois très bons avec Jean-Louis Gasset. Cela nous permet de ne pas repartir de zéro. La volonté d’avoir le ballon, la philosophie du foot reste la même avec Ghislain. Il tient le même discours, il reste proche de ses joueurs et il veut les mettre en confiance. Comme la saison passée.

Il y a tout de même eu pas mal de mouvements au sein de l’effectif…

Oui, mais même s’il y a eu beaucoup d’arrivées, on ne repart pas de rien. Ce qui est bien, c’est d’être parvenu à garder une certaine ossature et d’avoir fait venir de bons joueurs en devenir. Avec Ryad Boudebouz, on a trouvé un bon remplaçant à Rémy Cabella, qui était un joueur important dans le groupe.

Le groupe vit-il mieux, comme l’a dit Yann M’Vila à Dijon ?

Non. C’est pareil. On vit très bien ensemble, avec une très bonne ambiance. C’est aussi la clé pour réussir une bonne saison.

Ce serait quoi, une bonne saison ?

Gagner le titre ! (sourires). Non, l’objectif, c’est toujours de faire aussi bien que la saison précédente, sachant qu’on a vraiment réussi une très belle saison en terminant quatrièmes. C’était une vraie performance. Là, on se rend compte qu’il y a vraiment de plus en plus de concurrence. Monaco et Marseille étaient passés à côté. Je ne pense pas que ce sera le cas cette année. Où il faut faire mieux, c’est dans les deux coupes nationales.

Vous allez être plus attendus ?

Peut-être, oui. Mais c’est bon signe.

Laurent HESS