ASSE – Mercato : 5 choses à savoir sur Timothée Kolodziejczak

Timothée Kolodziejczak (Tigres UANL, 27 ans) devrait officiellement rejoindre l’ASSE ces prochaines heures. Voici ce qu’il faut savoir de ce discret défenseur gaucher.

Il a été la recrue la plus chère du centre de formation de l’OL

A l’été 2008, l’OL a surpris son monde en s’attachant les services de ce jeune joueur inconnu au nom imprononçable. Alors à Lens, dragué par Manchester United suite à un superbe Euro U17 en Turquie avec la génération 1991, Timothée Kolodziejczak avait alors rejoint Tola Vologe pour un prêt avec option d’achat obligatoire fixé à 2,5 M€. Une somme colossale pour un défenseur qui était encore âgé de 16 ans. Une somme à l’époque jamais vue du côté de Lyon (pas même pour Hatem Ben Arfa). Pour faire venir « Kolo » en respectant la législation très stricte autour des joueurs mineurs, Lyon avait dû mettre en place tout un montage et le joueur avait été contraint de passer devant les tribunaux pour obtenir son émancipation. Un mic-mac de plusieurs semaines.

Une polyvalence intéressante

A Lens, en équipe de France de jeunes et à Lyon, Timothée Kolodziejczak était vu comme un pur spécialiste du poste de latéral gauche. Ce n’est vraiment qu’à Nice où Claude Puel aura l’idée de le reconvertir comme un joueur d’axe. A Séville, sous Unai Emery, le défenseur français a été conforté dans ce registre. C’est même à ce poste qu’il intègre l’équipe-type andalouse pour la conquête des Ligue Europa 2015 et 2016. Depuis son départ de Ligue 1, il évolue d’ailleurs presque exclusivement en charnière centrale (8 apparitions au poste de latéral gauche en 101 matches).

Une condition physique hors normes

Durant les premières années de sa carrière, Timothée a suivi Claude Puel. D’abord à l’OL de 2008 à 2011 puis lorsque le technicien castrais a été nommé à l’OGC Nice en 2012. Claude Puel a découvert « Kolo » à l’occasion des derbys de jeunes entre le LOSC de son fils Grégoire et le RC Lens. Il a immédiatement flashé sur le volume de jeu du natif d’Arras. Car oui, même s’il a été souvent blessé à Monchengladbach et à Monterrey, Timothée Kolodziejczak est un monstre physique. Un monstre capable d’impressionner le « Monsieur Costaud » Puel. A Lyon, il surclassait tous ses coéquipiers aux tests VMA ou Cooper. Sa capacité a répété les efforts, son imperméabilité à la fatigue impressionnaient. A l’époque, ce qui l’avait empêché d’avoir sa chance (14 matches en 4 saisons) était la présence de Fabio Grosso (champion du Monde 2006) puis d’Aly Cissokho (acheté 15 M€ au FC Porto) dans l’effectif et le fait qu’il devait encore gommer certaines largesses défensives dans son jeu.

Il peut toujours devenir international polonais

D’origine martiniquaise et polonaise, Timothée Kolodziejczak a fait ses gammes dans le Nord de la France et dispose toujours de la possibilité de choisir entre l’équipe de France, son pays de naissance, et la Pologne, terre d’origine de sa mère. Jeune, « Kolo » s’avouait tenté de porter le maillot frappé de l’aigle. Comme Damien Perquis ou Ludovic Obraniak avant lui. Avec l’âge, l’intéressé a compris certaines choses. En 2015, dans le média local Super Express, Timothée nourrissait quelques réserves sans forcément fermer la porte définitivement : « La possibilité que je porte un jour le maillot de la Pologne n’est pas close mais c’est peu probable. Je suis né en France. J’ai passé toute ma vie là-bas. J’ai parlé à Damien Perquis et il m’a dit que les soi-disants étrangers ont un problème d’acceptation en Pologne, dans le sens où beaucoup de gens ne veulent pas de tels joueurs dans l’équipe. Par conséquent, cela n’aurait aucun sens dans mon cas ».

Il a été plusieurs fois champion d’Europe

S’il n’a pas disputé une seule minute dans la Coupe de France 2012 remportée avec l’OL, Timothée Kolodziejczak peut malgré tout se vanter d’avoir été parti prenante de trois victoires à l’échelle continentale. Il était en effet titulaire dans l’équipe de France U19 de Francis Smerecki, vainqueur de l’Euro 2009, ainsi que pour les deux campagnes victorieuses du FC Séville en Ligue Europa en 2015 et 2016. Titulaire lors de la finale face à Dnipropetrovsk (3-2), entré en jeu face à Liverpool la saison suivante (3-1). A son palmarès, « Kolo » compte aussi un titre de champion du Mexique glané cette saison…

Alexandre CORBOZ