par Laurent HESS

ASSE – Mercato : Baptiste Valette (Nancy) élogieux envers Vagner, Gueye et Rocha Santos

Passé de Nîmes à Nancy et été, Baptiste Valette (26 ans), l'ancien troisième gardien de l'ASSE, se réjouit de retrouver une place de n°1 en Lorraine, mais aussi des arrivées à l'ASNL de Vagner, Makhtar Gueye et Kenny Rocha Santos, dont il souligne l'apport.

Entretien.

But : Baptiste, vous êtes passé par toutes les émotions la semaine dernière avec la qualification en Coupe de la Ligue à Caen (1-0) et cette victoire contre Le Mans (2-1) où vous vous êtes fait expulser...

Baptiste VALETTE : C'est ça. Le plus important, c'est d'avoir atteint les objectifs fixés. Le coach tablait sur quatre points en deux matches à domicile et sur une « qualif » en Coupe de la Ligue. La mission a été accomplie mais ce bémol, pour moi, c'est mon expulsion. Après, il n'y a rien à dire : j'étais en retard sur l'attaquant, il a pris le ballon avant mon intervention et il est tombé. L'expulsion était logique.

C'est la première de votre carrière ?

La deuxième. La première c'était avec l'ASSE, en réserve. Mais heureusement, l'équipe a trouvé les ressources pour gagner. En plus, on a fini à neuf. Les mecs ont vraiment assuré. Ils peuvent être fiers de ce qu'ils ont fait.

Vous pensez prendre un seul match de suspension ?

Je m'attends plutôt à en prendre deux. Je crois que c'est la tarif pour un rouge direct. On a deux matches en une semaine avec la Coupe de la Ligue et Sochaux. J'espère purger et vite revenir après.

Vous enchainez les matches !

Oui. Ça fera sept en un mois. C'est bien rempli mais c'est bien. C'est ce qu'on aime.

C'est ce que vous êtes venu chercher à Nancy ?

Oui bien sûr. J'avais besoin de temps de jeu. Je n'ai pas hésité.

« Je ne me voyais pas m'installer dans un rôle de doublure. Le terrain me manquait. »

Vous garderez un bon souvenir de vos saisons à Nîmes ?

Un souvenir magnifique. Il y a eu la montée en L1. Après, l'an dernier, c'était un peu spécial parce que j'étais doublure, mais j'ai quand même pris du plaisir dans ce groupe, avec cette ambiance de L1, les stades, de gros matches. Mais bon, ça me démangeait de jouer ! Je ne me voyais pas m'installer dans un rôle de doublure. Le terrain me manquait. En plus, Nancy est un club qui a une histoire. C'est un club emblématique. Il y avait des soucis avec la DNCG mais j'ai donné mon accord.

Vous auriez signé même si le club avait été rétrogradé en National ?

Non. C'était la condition. Mais d'autres clubs m'ont approché avant le verdict et je leur ai dit aque j'avais donné ma parole à Nancy.

C'est un Nancy à l'accent stéphanois cette saison !

Oui, et ça fait du bien. Je suis très heureux de pouvoir reparler avec eux de Saint-Etienne. C'est un plaisir. Et il y a Loris Néry aussi. D'ailleurs, il a fait une très belle entrée contre Le Mans. Les remplaçants devaient courir pour trois et ils l'ont fait. Kenny Rocha est bien entré lui aussi. Il a été très bon dans la conservation du ballon. Pour son âge, je le trouve très mâture. C'est un bon joueur.

Makhtar Gueye a été décisif à Caen...

Oui, c'est lui qui nous a offert la qualification en fin de match, sur une ouverture de Vagner. Il est adroit devant le but. Il l'a montré à Caen sur son enchaînement. Il est athlétique et généreux.

Vagner était très attendu par les supporters nancéiens...

C'est vrai. Et dès son retour, il a fait la différence. Son penalty dans le temps additionnel contre Le Mans, il fallait le mettre. Et il a mis un super coup franc pour ouvrir le score. Il marque, il dynamise. Il tente beaucoup et ne lâche jamais. Il n'est pas avare d'efforts. En plus, il amène de la bonne humeur. Avec Kenny, c'est la joie capverdienne. Franchement, nos trois stéphanois ont un bel apport depuis leur arrivée. Nancy a tapé dans le mille avec eux.

« J'ai surtout gardé le contact avec Jessy (Moulin). Mais j'étais sur le même lieu de vacances que Romain Hamouma. J'ai aussi revu Jonathan Brison. Et j'ai toujours des nouvelles de Jérémy Clément. »

Vous avez connu Denis Bouanga à Nîmes. Quelle image gardez-vous de lui ?

Denis, c'est un joueur percutant. Il aime provoquer avec le ballon. Il a des qualités de vitesse, il est attiré par le but. C'est un beau joueur.

Un droitier qui joue couloir gauche, c'est un peu le profil de Dimitri Payet non ?

C'est le même poste mais pas le même profil. Payet est plus dans la technique, et Denis est plus dans la percussion, la vitesse.

Vous suivez toujours les Verts ?

Bien sûr. J'ai regardé le match à Dijon, le gros match de « Steph » (Ruffier), le joli but de Romain (Hamouma). J'ai de bons souvenirs de « Sainté ». Ici, comme je vous l'ai dit, on est plusieurs à supporter le club. On en parle. Je connais aussi le coach Printant. C'est quelqu'un que j'apprécie.

Vous l'avez eu à Montpellier?

Pas vraiment. Mais il entraînait la réserve à l'époque et de temps en temps, j'allais m'entraîner avec eux. J'étais surclassé.

Avec qui avez-vous gardé le contact ?

J'ai surtout gardé le contact avec Jessy (Moulin). Mais j'étais sur le même lieu de vacances que Romain Hamouma. J'ai aussi revu Jonathan Brison. Et j'ai toujours des nouvelles de Jérémy Clément.

Vous étiez proche de Fabrice Grange...

Oui. Je le suis toujours. J'ai régulièrement des messages. En plus, quand j'étais à Nîmes, on a pu se revoir. Il a une maison à côté. On a passé de bons moments. C'est quelqu'un qui a compté dans ma carrière.

 

Laurent HESS