ASSE - Mercato : un fait divers peut-il bouleverser les plans de Puel ?
par Raphaël Nouet

ASSE - Mercato : un fait divers peut-il bouleverser les plans de Puel ?

Victime d'un cambriolage dimanche, l'attaquant Denis Bouanga pourrait-il demander à quitter l'ASSE, lui qui se sait courtisé en France et à l'étranger ?

La brève, située en page 13 de L'Equipe du jour, n'a pas échappé aux amoureux de l'AS Saint-Etienne : dimanche matin, alors qu'il dormait, Denis Bouanga a été victime d'un cambriolage. Les malfrats se sont introduits chez lui en fracturant un volet roulant (la fenêtre ayant été laissée ouverte), ont volé 3.000€ en liquide, deux clefs de voiture, des vêtements et des sacs à main. L'Insider Mohamed Toubache-ter trouve anormal que l'information ait fuité et que le quotidien n'évoque pas l'état de l'épouse de Bouanga, enceinte, ou de son fils.

Un traumatisme mal venu

A chacun son opinion sur la nécessité de parler de ce genre de choses. Mais force est de constater qu'elle pourrait avoir un impact conséquent sur l'avenir de Denis Bouanga et donc de l'AS Saint-Etienne. Car il ne s'agit pas de n'importe quel joueur : l'attaquant gabonais a été le meilleur Vert de la saison passée, le plus décisif et le plus régulier. Il est donc aussi, avec Wesley Fofana, le plus courtisé par des clubs français et étrangers, susceptible de rapporter entre 12 et 15 M€. Son frère a récemment pris position pour qu'il rejoigne un club de Ligue des Champions. Ce que l'ASSE n'est pas aujourd'hui. L'ancien Nîmois, lui, se voyait rester encore une saison au moins dans le Forez. Ce fait divers peut-il faire évoluer sa réflexion ?

Des joueurs ayant quitté un club après avoir été cambriolé, c'est déjà arrivé. Vitorino Hilton, par exemple, avait demandé à quitter l'OM à l'été 2011 après avoir subi un homejacking. Lui et sa famille avaient été violentés, ce qui n'a a priori pas été le cas des Bouanga. Mais le traumatisme est présent dans tous les cas et peut inciter un homme à vouloir mettre sa famille à l'abri en changeant de ville.

Des courtisans plus pressants

Le timing de l'affaire est d'autant plus mauvais que Mohamed Toubache-Ter a annoncé hier que les courtisans à Denis Bouanga se faisaient plus pressants depuis deux jours : "Sainté désire toujours rester inflexible au sujet de Denis Bouanga mais depuis 48h, des écuries européennes reviennent à la charge et sont sur le point de formuler des offres… Valence, Betis, Everton, un club de Ligue 1 vont attaquer".

De quoi inciter le Sarthois de naissance à revoir sa position et à partir dès cet été ? Possible car il ne s'est jamais montré ferme dans ses propos concernant son intention de rester. Un départ, s'il se concrétisait, bouleverserait les plans de Claude Puel au niveau du marché des transferts. L'entraîneur des Verts, qui a répété hier que l'ASSE n'avait plus les moyens de recruter de façon onéreuse, se retrouverait avec une dizaine de millions pour se renforcer. Mais privé de son meilleur joueur…