ASSE – Opinion : Perrin en Vert, une question de valeurs

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Le défenseur et capitaine emblématique de l’ASSE, Loïc Perrin, n’a toujours pas prolongé son contrat. Ce serait logique qu’il le fasse.

La formule est d’usage et revient donc à tout bout de champ. Associée à l’expression du Peuple Vert, on la place souvent lorsque le besoin se fait sentir de défendre cette ASSE qui nous est si précieuse. Un club, oui, mais un club empreint de valeurs, transmises paraît-il de générations en générations, de cadres en cadres au sein même de l’institution. Et voilà donc que nos si chères valeurs, qu’un certain Loïc Perrin incarne si bien, semblent être reléguées aux oubliettes depuis quelques jours.

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Car, au fond, de quoi parle-t-on ? De prolonger un joueur de plusieurs années ? Non, d’une saison. De soumettre un ultime contrat à un joueur passé, entre autres, par l’ASSE ? Pas vraiment, non. Il s’agit seulement, et c’est déjà énorme, d’un symbole encore en activité, resté dans le Forez tout au long de sa carrière et logiquement adulé pour cette raison. On sait que d’autres, dans le passé, n’ont pas eu la chance du Capi, et certains, dont moi, doivent ainsi se souvenir que Jean Castaneda aurait pu être le gardien d’un seul club si il n’avait pas été poussé au départ par Robert Herbin.

« Car les valeurs de notre club tant aimé, personne, on dit bien personne, ne les incarne autant que lui à l’heure actuelle. »

On veut bien accepter la problématique de l’état de santé du joueur. De son genou, notamment, plus aussi solide qu’il y a quelques années. Mais doit-on ici rappeler le nombre de matches auxquels Perrin a participé la saison dernière, toutes compétitions confondues ? Même pas la peine. Doit-on souligner qu’au beau milieu de supposés cadres qui se la sont coulés douce l’été dernier, affichant par la suite leurs limites, Perrin est resté, lui, au niveau ? Inutile.

On veut bien donc tout lire, tout entendre. Accepter la mainmise de Claude Puel sur le groupe et même sur la politique du club. Sachez, toutefois, chers Messieurs les présidents et cher Monsieur Puel qu’il est des icônes à qui l’on ne touche pas. Des joueurs pétris de qualités, et d’autant de valeurs, qui méritent respect et considération. Perrin en fait partie. Car les valeurs de notre club tant aimé, personne, on dit bien personne, ne les incarne autant que lui à l’heure actuelle.

B.Danet