ASSE : pour Piazza, le Chaudron, c’était mieux avant

Dans une longue interview parue ce vendredi dans Le Monde et retranscrite par le site Poteaux-Carrés (voir ici), le légendaire défenseur des Verts Oswaldo Piazza évoque le rôle prépondérant joué par le public de Geoffroy-Guichard dans les excellents résultats de l’équipe au cours des années 1970. Aux yeux de l’international argentin, le lien entre les joueurs et leurs supporters était encore plus fort à l’époque qu’à l’heure actuelle.

« Aujourd’hui, j’entends que Saint-Étienne a le meilleur public de France. Sans entrer dans le jeu de la comparaison, l’identification était bien plus forte à notre époque. Eux s’identifiaient à nous, et nous à eux. Il y avait une sorte de souffrance mutuelle. Quand on prenait un but, on était tristes. Pas parce que l’équipe était menée, mais parce que notre équipe, notre club étaient menés. On était passionnés, et même si les dirigeants avaient décidé de ne plus nous payer, on aurait joué de la même façon. On savait qu’on n’avait pas une belle ville, mais que les ouvriers qui l’habitaient se levaient à 4 heures du matin pour aller acheter leurs billets. C’est cette identification qui nous a rendus bien plus forts et nous a permis de renverser des montagnes. (…) On avait le Chaudron. Et ça, toutes les équipes qui venaient à Saint-Étienne le sentaient. Le Chaudron nous appartenait et rendait le rival plus petit. Les kops faisaient un incroyable vacarme, les supporters descendaient d’une traite jusqu’au bas des tribunes, ils scandaient nos noms. Quand ça se passait mal, ils nous encourageaient davantage encore. »

L’histoire ne dit pas s’ils allumaient des fumigènes, une pratique que les supporters actuels pourraient bientôt payer au prix fort…

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