ASSE : pourquoi Jean-Louis Gasset ne suivra pas Laurent Blanc à Lyon

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Jean-Michel Aulas souhaiterait un ticket Blanc – Gasset à l’OL mais l’ancien coach des Verts n’est pas très chaud. Et ce pour plusieurs motifs.

Jeudi soir, en plateau sur « L’Equipe d’Estelle », Jean-Michel Aulas n’a pas caché sa volonté de voir le ticket Blanc – Gasset se reformer à l’Olympique Lyonnais : « Si Jean-Louis Gasset accompagne Laurent Blanc, ça donne encore plus de poids à la candidature de Laurent Blanc, bien évidemment ». En quête d’un remplaçant à Sylvinho, limogé suite au derby perdu et aux mauvais résultats du début de saison, l’OL a rencontré Laurent Blanc mais le choix ou non de sa venue semble surtout soumis à l’identité de son adjoint.

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Gasset ne veut plus être adjoint sauf en Liga

Depuis l’été dernier, Laurent Blanc souhaite former un ticket avec Franck Passi. A Lyon, le profil de Passi suscite beaucoup moins d’enthousiasme que celui de Jean-Louis Gasset. Pourtant, comme nous vous l’indiquions dès mardi, il n’y a que peu de chance que l’ancien coach des Verts suive le mouvement. Si « L’Equipe » reste prudent, assurant qu’il ne faut « présager de rien dans ce milieu », Gasset – qui a le choix des armes à 65 ans – n’avait plus l’intention d’être l’adjoint du Cévenol. Du moins pas en Ligue 1 puisqu’il se laissait la possibilité de l’être si Blanc (53 ans) trouvait un challenge en Liga.

Le poids des Verts… Et de sa famille

« Gasset a obtenu ses galons d’entraîneur à Saint-Étienne et un passage chez l’ennemi écornerait son image dans une ville qui l’a fait roi. Cette situation pèsera dans sa réflexion, même si Lyon offrirait l’avantage de le situer pas loin de Montpellier, où vit toujours sa mère », peut-on lire dans le quotidien sportif. Selon nos informations, la volonté de ne plus être n°2 est aussi lié à ce dernier point. Jean-Louis Gasset veut, qu’en cas de nouveau challenge, ses employeurs acceptent de le laisser effectuer des allers-retours à Montpellier aux contacts des siens, de sa mère évidemment mais aussi de ses petits-enfants. Un choix né de la perte de sa femme, qui lui a fait revoir tout son projet de vie. Or, ce type de contraintes, en semaine, est incompatible avec la fonction d’adjoint. Surtout sous Laurent Blanc où le n°2 a la charge des entraînements quotidiens.

Arnaud Carond

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008