ASSE : Wolfsbourg, PSG… Pas de pression, place au jeu ?

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Face à Wolfsbourg et contre le PSG, l’AS Saint-Etienne peut aborder sa semaine à deux matches sans réelle pression. L’occasion de se lâcher enfin ?

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Il y a des semaines qui ressemblent à des tournants et d’autres, comme celle que prépare Claude Puel, qui s’affichent comme une parenthèse « bonus » dans une saison. En effet, que ce soit en Ligue Europa ou en Ligue 1, les Verts abordent sans pression une semaine qui, sur le papier, s’annonce excitante avec un déplacement à Wolfsbourg et la réception du Paris Saint-Germain. En Europe, les Ligériens sont déjà éliminés et n’auront pas grand chose à jouer – sinon le peu de fierté restant au football français – au Volkswagen Arena. Dimanche dans le Chaudron, face à un adversaire qu’elle n’a plus battu à domicile depuis le 27 novembre 2012 et une victoire en quart de finale de la Coupe de la Ligue (0-0, 5-3 aux tab), l’ASSE devra réaliser l’exploit. Un exploit possible sous certaines conditions – comme l’ont démontré Rennes, Reims et Dijon cette saison – mais qui n’est pas spécialement prévu dans la feuille de route prévisionnelle de la saison.

Bien évidemment, il y a quelques interrogations autour de ces deux rencontres. Claude Puel alignera-t-il un onze compétitif en Allemagne jeudi soir ou donnera-t-il du temps de jeu à des jeunes ? Ce match ne comptant que pour l’indice UEFA de la France, la tentation pourrait être grande de laisser souffler les cadres en prévision de Paris. Face à l’ogre PSG, le technicien castrais restera-t-il sur la tendance de la semaine précédente avec sa défense à quatre ? Reviendra-t-il sur une charnière à trois plus sécurisante, même si tous ses prédécesseurs se sont cassés les dents dans ce type d’animation contre le Champion de France ?

De la folie plus que de la maîtrise pour renverser Paris

Avant le festival face à l’OGC Nice mercredi dernier (4-1), l’entraîneur stéphanois se plaignait du « manque de maîtrise » : « Dès notre premier match, avec la victoire sur Lyon, j’ai dit qu’il ne fallait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. On a gagné beaucoup de match à l’arraché, avec notre solidarité en montrant de bonnes choses mais on n’a jamais dominé l’adversaire (…) Avant de perdre à Rennes, on a eu une bonne série. Mais on est toujours au même point. Techniquement, nous sommes trop pauvres. Notre progression passe par plus de maîtrise. Il y a un vrai travail de fond à réaliser dans le club et dans l’effectif pour amener le club au plus haut niveau ». Pendant 90 minutes, on a cru que la clé avait été trouvée.

Mais les promesses du match face au Gym ont explosé à Delaune dimanche (défaite 3-1 contre Reims). La faute à une équipe de l’ASSE incapable de mettre de l’intensité et de l’impact dans les duels. La faute aussi à un onze ligérien trop pauvre techniquement pour percer le coffre fort champenois. La chance des Verts cette semaine, c’est de se retrouver dans le peau du David contre Goliath : outsider en Allemagne, donné archi-perdant contre la bande à Neymar et Mbappé… Sur ces deux matches, on ne s’attend pas à ce que les Verts imposent leur jeu et on ne leur demandera pas. Raison de plus pour se faire plaisir et tenter de mettre un peu de folie ?

 

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008