Lens – EXCLU Sow : « Comment ne pas écouter Antoine Sibierski ? »

Qui ne l’a pas vu perdu pour le RC Lens ? Samba Sow, au détour d’un changement de coach est revenu dans la course. Titulaire, il retrouve rythme, confiance et fait taire ses détracteurs. Entretien.

But! Lens : Comment allez-vous dans votre tête ?

Samba SOW : Bien maintenant. Je sais qu’une carrière de footballeur n’est pas faite que de bons moments. Il y a aussi des moments délicats, difficiles. Pour tenir le coup, j’ai eu la chance d’avoir ma famille autour de moi et mes amis au club. Cela m’a permis de ne pas baisser la tête et d’attendre mon heure. Je peux maintenant apporter le meilleur de moi-même.

N’avez-vous pas trouvé le temps long entre les blessures et les mises à l’écart ?

Si, évidemment. J’aurai aimé montrer ce que je savais faire. J’ai su être patient et attendre mon heure. J’ai eu la chance de connaître le haut niveau jeune, j’espère maintenant rattraper le temps perdu.

Cet été, vous avez failli partir au Club Africain…

C’est vrai. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler et de mettre les choses au point sur ce dossier. J’ai eu des contacts avec le club tunisien. Comme je ne sentais pas de confiance autour de moi à Lens, je voulais partir. La seule proposition que j’ai eue était celle là. Avec ma famille, on a réfléchi et on a préféré ne pas donner suite. Quand j’ai eu envie de partir, c’était surtout par dépit. Je trouvais le temps trop long et je ne me voyais plus porter le maillot lensois. On me faisait savoir tous les jours que l’on ne comptait pas sur moi…Qui peut le supporter ? J’en avais marre. La carrière d’un footballeur est faite de hauts et de bas. Il faut vraiment être costaud dans la tête pour résister et garder la tête hors de l’eau. Heureusement, il y a eu ma famille et les gens du club qui m’ont soutenu. Dans les couloirs, certains ont prononcé les bons mots qui m’ont permis de tenir.

Antoine Sibierski, que représente-t-il pour vous ?

J’ai regardé le nombre de matches qu’il a disputé en pro (ndlr : 539), il a eu une bonne carrière. Il a du vécu. Qui ne peut pas l’écouter ? Il connait tout, autant en France qu’en Angleterre. Pour un jeune, il est un exemple.

Propos recueillis par Pascal GUISLAIN

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