RC Lens : 3 bonnes raisons d’être optimiste pour la remontée

Assuré de jouer la saison 2015-2016 en Ligue 2 et avec un effectif qui a enfin pu être rafraichi dans les grandes lignes, le RC Lens ne compte pas parmi les favoris à la remontée immédiate en Ligue 1. Néanmoins, plusieurs éléments incitent à l’optimisme.

Antoine Kombouaré connait le chemin

On l’avait quitté désabusé avec l’envie de s’en aller du Racing, on l’a retrouvé à la reprise enjoué, rassuré par des conditions de vie moins poussives, prêt à relever le défi qui était sien jusqu’à la fin de son contrat en 2016. Pour mener à bien cette mission très compliquée qui consiste à finir dans les deux premiers, le RC Lens peut compter sur son technicien kanak. Un véritable atout aux vues de l’expérience de ce dernier. En effet, c’était déjà Kombouaré qui avait mené à bien l’opération remontée en 2013-14. Certes, il avait alors un peu plus de moyens pour recruter avec la dynamique insufflée par le venue d’Hafiz Mammadov, alors véritable actionnaire des Sang et Or. Mais on se souviendra aussi que Kombouaré l’avait fait avec moins de moyens et davantage de débrouille. C’était en 2005-2006 et il avait fini champion de Ligue 2 avec Valenciennes, un club alors promu de National.

Le recrutement correspond au standard L2

A première vue, le recrutement du Racing n’a absolument rien de clinquant. Des joueurs libres, pas très connus ou en situation d’échec ailleurs, avec un petit salaire (12 000€ brut par mois maxi)… Mais, dans l’esprit, ce que le club recrute correspond aux besoins d’un club qui doit s’adapter à l’échelon auquel il évolue. L’ex-Valenciennois Kenny Lala (23 ans) connait parfaitement la Ligue 2, lui qui sort d’une saison pleine (35 matches) et correspond à un poste où le club était en déficit depuis le départ de Cavaré. Joris Delle est un gardien talentueux, jeune, qui s’est un peu perdu en Ligue 1 mais qui connait aussi l’antichambre de l’élite pour l’avoir côtoyé à ses débuts à Metz où il s’est révélé. Pour remplacer Ludovic Baal, le club fait confiance à Anthony Scarramozzino (30 ans), un vieux routier qui connait la L2 (quatre saisons entre 2008 et 2012) et qui jouit d’une expérience à l’étranger. Enfin, les remplaçants de Jérôme Le Moigne et Yoann Touzghar, Guirane N’Daw (31 ans) et Jonathan Nanizayamo (24 ans) ne sont pas les joueurs les plus techniques de la terre mais des monstres physiques (plus d’1m90 chacun) correspondant aux besoins d’un championnat plus rugueux que l’élite. Enfin, Stéphane Besle (31 ans) – remplaçant d’Ahmed Kantari parti à Dijon – a l’avantage de bien connaître la maison (2000-2005) et de disposer d’une solide expérience en D1 suisse (Neuchâtel, Saint-Gall).

Bollaert de retour comme 12e homme

Après un an d’une délocalisation forcé qui a fait du peuple Sang et Or une escouade de fans itinérants et qui a sans doute coûté aux joueurs d’Antoine Kombouaré le supplément d’âme nécessaire pour se transcender, le RC Lens va retrouver son fief de Bollaert. Un écrin rénové, plus beau et beaucoup plus grand que l’inadapté Stade de la Licorne d’Amiens. Condition nécessaire à la réussite de l’équipe : les supporters – y compris les plus virulents – devront ranger pour un temps de côté, leurs rancœurs envers la direction et leurs désillusions passées pour encourager les coéquipiers de Joris Delle dans leur objectif reconquête.