RC Lens – EXCLU Gbamin : «L’ambiance de Mayence me fait un peu penser à Bollaert»

Vendu l’été dernier par le RC Lens à Mayence (D1 allemande), Jean-Philippe Gbamin nous raconte ses débuts dans le football allemand et son plaisir d’avoir découvert la Bundesliga.

But ! Football Club : Jean-Philippe, aux vues de vos performances face à l’ASSE sur les matches aller et retour, on a le sentiment que l’élimination de Mayence en Ligue Europa représente un gros gâchis…

Jean-Philippe Gbamin : Bien sûr qu’il y a des regrets mais c’est le football qui est ainsi. On ne peut s’en prendre qu’à nous d’avoir pris ce carton à Anderlecht (1-6). Face à Saint-Etienne, on se fait éliminer mais avec le sentiment d’avoir tout donner.

Vu de France, on a le sentiment que vous avez signé dans une équipe un peu « folle » capable du meilleur comme du pire (21 buts marqués, 20 encaissés en 11 matches de Bundesliga)…

Je pense surtout qu’on a une équipe jeune qui fait quelques erreurs et qui les paie souvent cash. Si on parvient à corriger cela, alors on pourra embêter du monde et viser plus haut.

A titre personnel, comment se passe votre adaptation à Mayence et au football allemand ?

Je me sens très bien. J’ai été superbement accueilli par mes coéquipiers, les dirigeants et les gens dans la ville. Franchement, je me suis bien adapté et je continue à le faire. Au niveau du football, ce qui me surprend le plus, c’est le rythme, l’intensité des rencontres, la pression qu’on nous demande de mettre sur l’adversaire. Au début, ça m’a fait un peu bizarre mais désormais ça va, je commence à m’y faire.

Du fait de votre gros transfert (5 M€), vous aviez une grosse pression sur les épaules. L’étiquette était lourde à porter ?

Franchement, ça va. A vrai dire, je ne pensais pas jouer autant tout de suite. Je pensais que je passerais par une phase de découverte, qu’il faudrait que je fasse mes preuves aux entraînements avant de gagner ma place. Il a fallu que je m’adapte vite pour répondre à la confiance du coach. Je pense que j’y suis parvenu parce que j’enchaîne les matches. J’en suis content.

Au niveau de l’ambiance, vos supporters peuvent faire le déplacement à 1300 un jeudi en Coupe d’Europe. L’Opel Arena est aussi très chaud…

Oui, c’est vraiment génial. En plus, la configuration de notre stade et l’ambiance qui y règne me fait un peu penser à Bollaert. Je pense qu’en signant ici, je me suis bien trouvé. En Allemagne, je m’éclate. Les stades allemands, c’est quelque chose. Ils sont toujours pleins que ce soit à domicile ou à l’extérieur. C’est du bonheur.

Propos recueillis par Alexandre CORBOZ, à Geoffroy-Guichard.