Tribune supporters : du virage s’élèvera, l’histoire d’un chant

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Désormais, chaque mardi à 19h, nous étudierons l’origine d’un chant de supporters, connu ou inconnu, dont l’histoire comme la beauté valent le détour.

Après une petite pause d’une semaine, la rubrique revient, en reprenant son alternance entre chants français et étrangers. La dernière fois, nous avions fait escale à Buenos Aires avec le « River, decime que se siente » des hinchas de Boca Juniors. Ce mardi, nous prenons la route de Lens.

Deux chansons donnent la chair de poule quand elles sont reprises en chœur par Bollaert. La plus belle, la plus forte, la plus symbolique, c’est « Les Corons » de Pierre Bachelet. Mais les paroles n’ayant pas été changées, nous ne nous attarderons pas dessus, même si elle figure dans la vidéo ci-dessous, pour le plaisir. La deuxième, c’est « la Lensoise », version « sang et or » de la Marseillaise. Un classique des travées de Bollaert, où on la chante depuis trois décennies !

La Voix du Nord a consacré un article dessus, dans lequel on apprend que la paternité de la Lensoise revient à Bertrand Barré et Jean-Yves Bray. Le premier, trompettiste, avait l’habitude de jouer la Marseillaise lors des matches européens du Racing à domicile dans les années 70-80 : « J’avais 19 ans, en 1977, lorsqu’on a battu la Lazio (6-0) C’était la Coupe d’Europe et je me disais qu’entonner l’hymne national était une bonne idée », a-t-il confié au quotidien régional.

La musique à partir de 1977, les paroles après 1984 et ensuite le levé d’écharpes

Jean-Yves Bray entre en scène quelques années plus tard, après l’Euro 84 remporté par les Bleus. Il retouche les paroles de l’hymne national pour lui donner une jolie teinte artésienne. Il enregistre une version avec son groupe qui connaît un petit succès dans la région : « Le premier CD des Leaders, sorti par le club, a permis de faire connaître encore mieux cette version », se souvient-il.

La Lensoise devient rapidement populaire à Bollaert. A partir de la saison 1987/88, pourtant difficile sur le terrain avec une 17e place en D1, elle enflamme chaque début de match. Mais à l’époque, il n’y a pas encore de levé d’écharpes, comme l’a rappelé Bertrand Barré dans La Voix du Nord : « Les écharpes levées, c’est venu un peu plus tard. Pour l’anecdote, c’est lors d’une reprise à la trompette de la Ballade nord irlandaise de Renaud que Bollaert a, pour la première fois, offert un tendu d’écharpes ».

Allons enfant de la patrie
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyranie
L’étendard Sang et Or est levé
L’étendard Sang et Or est levé
Entendez vous, les supporters
Chanter allez les Sang et Or
Allez, allez les Sang et Or
Vous êtes, vous êtes les plus fort
Allez les Sang et Or
Vous êtes les plus fort
Allez, allez, les Sang et Or
Vous êtes les plus fort
ALLEZ LENS

R.N.

Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001