RC Lens : les comptes du club au crible, 4 M€ encore attendus

Le site de France 3 Nord Pas-de-Calais a épluché les comptes du RC Lens pour l’exercice 2014/15. L’occasion de faire le point sur les finances du club.

Il n’y a pas de petites économies pour le RC Lens, obligé de se débrouiller sans l’aide financière de son actionnaire Hafiz Mammadov, invisible depuis plus d’un an et demi. C’est ce qui ressort des comptes du club, disséqués par le journaliste de France 3 Pays-de-Loire Yann Fossurier. Les pertes se chiffraient, au 30 juin 2015, à 10 136 066 millions d’euros. C’est moins qu’en 2011/12 (15,16 millions) et 2012/13 (11,8 millions).

Les délocalisations ont coûté cher

La situation économique du RCL reste précaire. La relégation du club en Ligue 2 devrait amputer ses finances de 8 à 9 M€ correspondant aux droits TV. En outre, les « autres achats et charges externes » (qui incluent les frais logistiques) sont passés de 9,48 à 11,32 millions d’euros (+19,4%). La délocalisation des matches de l’équipe artésienne au Stade de la Licorne d’Amiens et au Stade de France expliquent sans doute, selon notre confrère, ce surcoût.

La masse salariale a baissé

Le président nordiste Gervais Martel est parvenu à diminuer la masse salariale du club de 14,45 à 12,58 millions d’euros, ce qui correspond à une baisse de 12,9%. Les transferts de Jeff Reine-Adelaide et Yacine Fortune vers Arsenal, celui de Baptiste Guillaume au LOSC, l’indemnité de formation perçue lors du départ de David Faupala à Manchester City et celles de Serge Aurier, Geoffrey Kondogbia et Gaël Kakuta ont rapporté en tout 13 millions d’euros.

Encore 4 M€ à trouver

Cette somme ne suffit pas à combler les besoins du RC Lens, qui se chiffreraient à 17 M€. Autrement dit, Gervais Martel doit trouver 4 M€ pour satisfaire la DNCG. Puisque plus personne ne croit plus en Mammadov, cet argent pourrait venir d’un éventuel repreneur. Grégory Maquet, le PDG du groupe Century21 Benelux, s’est porté candidat au rachat du club. L’Atlético Madrid a été évoqué. Encore faut-il que l’homme d’affaire azéri accepte de lâcher prise…