OM : attaquant, Sampaoli, supporters… Milik se lâche
Arkadiusz MilikCredit Photo - Icon Sport
par Mathias Merlo
GRANTAKKAN

OM : attaquant, Sampaoli, supporters… Milik se lâche

Dans un entretien accordé à l’Équipe, Arkadiusz Milik, prêté par le Napoli un an et demi à l’OM, s’est confié sur ses premiers pas dans la Canebière.

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Quatre buts, en sept apparitions, Arkadiusz Milik a réussi ses débuts à l’OM. Arrivé au mercato hivernal, en prêt en provenance du Napoli, le Polonais s’est exprimé, pour la première fois, sur son aventure olympienne auprès de l’Équipe.

Quatre buts, en sept apparitions, Arkadiusz Milik a réussi ses débuts à l’OM. Arrivé au mercato hivernal, en prêt en provenance du Napoli, le Polonais s’est exprimé, pour la première fois, sur son aventure olympienne auprès de l’Équipe.

Son choix de rejoindre l’OM 

« C’est un grand club, avec une riche histoire. J'avais joué en amical avec Naples au Vélodrome (1-0 pour les Napolitains en août 2019), j'ai joué aussi deux fois ici pendant l'Euro 2016 (Pologne-Ukraine, 1-0, en phase de groupes, et Pologne-Portugal, 1-1, 3-5 aux t.a.b., en quarts). L'OM, ce sont des fans incroyables, un grand stade. J'étais vraiment dans une situation difficile à Naples, je n'ai pas joué pendant des mois, je ne veux pas entrer dans les détails, mais cela a été dur... Je suis venu pour jouer, pour profiter du football, pour être bon. Je pense aussi à l'Euro, je veux être prêt. »

« L'été dernier, le Napoli me dit que soit je prolonge, soit je pars. Moi, je voulais découvrir autre chose, je voulais partir. Finalement, pendant l'été, les choses ne se déroulent pas comme je l'avais espéré, la pandémie n'a pas aidé. Et, en janvier, Marseille a été le club qui m'a le plus voulu. Je me suis dit que c'était une bonne option pour moi, de venir ici et de jouer. »

La pression inhérente au statut de grantatakan à l’OM

« Oui, j'ai entendu ça (sourire ; n.d.l.r : le terme de grantatakan) ! Mais je ne sens pas trop de pression. Sur le « grand attaquant », je veux montrer ce que je vaux et on verra où ça nous mène. Vous savez, les attentes, elles sont partout, quand tu es buteur, pas seulement à Marseille. Tu dois marquer, toujours, et si tu ne marques pas tu es critiqué. C'était pareil à Naples, et même en Pologne quand j'avais 17 ans. Tant que tu marques, tout va bien. Parfois, tu fais un mauvais match, tu marques et tout le monde est content. Parfois, tu fais un vrai bon match, tu te sens bien, ton toucher de balle est bon, tu gardes bien le ballon, mais tu ne marques pas et on te dit que tu n'es pas assez bon. » 

« Le grand buteur, c'est celui qui marque, c'est tout. Peu importe le match, peu importe si tu as deux occasions ou dix, il faut marquer, toujours. Cela dépend des périodes. Parfois, dans les bons moments, tu peux marquer un but sans même avoir une occasion. D'autres fois, si tu es dans un mauvais moment, tu peux rater le cadre à un mètre. »

Trouble sur son avenir 

« Je veux jouer dans les plus grands clubs. Nous verrons. Pour l'instant, je veux me montrer ici, et je veux qu'on se souvienne de moi à Marseille. Je veux que les supporters se souviennent de mon nom, comme d'un "grand attaquant. »

 

L’arrivée de Sampaoli

« Il est sans cesse en train de nous motiver, il essaye de nous montrer des situations précises où nous pouvons nous améliorer, il vit avec nous, il vibre avec nous, il nous montre chaque jour de nouvelles choses. Il va nous aider, je le sens, je pense qu'on va progresser avec lui. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer collectivement. C'est d'ailleurs un sentiment très positif, d'aller à l'entraînement et de se dire qu'on a moyen de faire beaucoup mieux. »

Les chamboulements au sein de l’OM 

« Il y a eu pas mal de problèmes depuis mon arrivée, des changements d'entraîneurs. À chaque fois, nous changeons de tactique, nous avons de nouvelles consignes. J'espère que nous arriverons très vite au niveau où nous voulons arriver. Cela a été un peu fou, mais le plus important, quand on est joueur, c'est de gagner le match sur le terrain. Tout ce qui peut se passer en dehors ne doit pas influer. »

La fronde des supporters 

« C'était un peu fou comme situation (n.d.l.r : le départ de Villas-Boas). Mais j'étais tellement concentré sur le foot, j'avais une telle obsession de retrouver le jeu, de retrouver le terrain, que rien ne pouvait me faire dévier de mon objectif. Même quand les supporters sont entrés ici, cela n'a pas altéré ma concentration. Je viens de Pologne et, dans les années 1990-2000, il y a eu tellement d'histoires avec les fans que nous avons l'habitude. Après, ce jour-là, c'est allé trop loin : entrer dans le centre d'entraînement, jeter des projectiles sur les vitres, c'est trop. Mais je comprends aussi leur frustration. Parfois, les gens aiment tellement le club qu'ils réagissent de cette façon. »