LOSC - OM (2-0) : pourquoi les Marseillais se sont logiquement inclinés
par Benjamin Danet
ANALYSE

LOSC - OM (2-0) : pourquoi les Marseillais se sont logiquement inclinés

Depuis 17 heures, au stade Pierre-Mauroy de Lille, le LOSC affrontait l'OM dans le cadre de la 9e journée de Ligue 1. Au terme de la rencontre, et de la victoire des Lillois sur le score de 2-0, voici ce qu'il faut dire sur la prestation des Phocéens.

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Payet absent, un unique créateur vous manque

Au terme des 45 premières minutes, le constat était aussi simple que multiple : LOSC-OM avait tout du bon match, avec de l'envie, de l'intensité et des occasions. On aurait même pu rajouter des situations gâchées...au sujet de l'OM. Car si l'on excepte la frappe de Dieng, en bout de course (3e), on allait vite se rendre compte de l'absence aussi dommageable que récurrente de véritable avant-centre dans l'effectif olympien. Témoin ? Ce même Dieng, qui remisait instantanément dans la surface de réparation (7e), sans trouver le moindre partenaire. Ou les nombreuses remontées de balles, annihilées en raison du manque de solution dans la surface lilloise. Les joueurs de Sampaoli allaient également souffrir de l'absence de créateur au milieu de terrain. D'un joueur capable de convertir un bon ballon en sérieuse occasion de but. Les Olympiens étaient certes présents dans les duels (Guendouzi et Rongier notamment), et dans la récupération, mais personne à la construction, personne pour la dernière passe. Exemple lorsque Guendouzi (25e) se retrouvait seul aux 30 mètres sur un dégagement raté du gardien lillois et frappait trois mètres au-dessus du but. Dimitri Payet devait sans doute constater les dégâts, devant son écran, à Marseille....

Gerson, de l'espoir au désespoir 

Il suffisait de passer quelques secondes, lors de la première période, sur les réseaux sociaux pour comprendre à quel point le milieu de terrain brésilien avait agacé les supporters marseillais. Et pour cause. Le Brésilien, une fois encore, passait au travers, beaucoup moins influent que Guendouzi et Rongier, qui, eux, récupéraient bon nombre de ballons. Lent, souvent mal placé, incapable d'apporter offensivement, Gerson prenait même des risques inconsidérés dans la relance, offrant ainsi une sérieuse occasion de but à Yilmaz (43e). Avant que Saliba sauve les meubles. Sampaoli allait attendre la 61e minute pour finalement le sortir au profit d'Amine Harit. On se demande pourquoi il ne l'a pas fait plus tôt.

Sampaoli a vu juste mais devrait souffrir...

Des semaines que certains observateurs s'interrogent sur les réelles compétences tactiques du technicien marseillais. Pourtant, et sur cette rencontre, force est de constater que Sampaoli a modifié le cours du jeu avec ses changements au retour du vestiaire. Certes, les Lillois ont accumulé les occasions nettes et n'ont mis que deux buts, certes Benjamin André a été auteur d'un match phénoménal, mais les Marseillais ont posé le pied sur le ballon avec les apparitions de Milik (en lieu et place de Dieng) et celle de Kamara, qui occasionnait la sortie de Caleta-Car (transparent). Mais au même titre qu'en première période, les Phocéens ont eu des situations, mais peu d'occasions nettes. Milik, et justement, est à court de forme. Et l'OM demeure une équipe qui connaît de sérieux coups de pompes physiques à chacune de ses sorties. Ce fut encore le cas à Lille, tant le dispositif Sampaoli est exigent. Autre souci pour le volcanique technicien, ses choix, qui pourraient vite nourrir le débat. Gerson titulaire, Kamara et Mandanda sur le banc, ça commence à faire jaser. Tant que les points s'accumulent, ça passe. Mais si Marseille se met à perdre...

Pour résumer

Depuis 17 heures, au stade Pierre-Mauroy de Lille, le LOSC affrontait l'OM dans le cadre de la 9e journée de Ligue 1. Au terme de la rencontre, et de la victoire des Lillois sur le score de 2-0, voici ce qu'il faut dire sur la prestation des Phocéens.

Benjamin Danet
Rédacteur
Benjamin Danet