OM - FC Metz (1-1) : 3 idées pour aider Villas-Boas à s'éviter une crise
Morgan Sanson et André Villas-BoasCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
DECEPTION

OM - FC Metz (1-1) : 3 idées pour aider Villas-Boas à s'éviter une crise

Deux semaines après avoir battu le PSG (1-0), l'OM a enchaîné trois prestations horribles au Vélodrome, ne récoltant que deux points sur six. André Villas-Boas doit changer des choses. Voici trois propositions.

La défaite contre Saint-Etienne (0-2), la première au Vélodrome face aux Verts depuis 41 ans, pouvait s'expliquer par le fait que le match s'est déroulé quatre jours après la victoire au Parc des Princes. Les Olympiens avaient encore la tête dans les étoiles, passons. Le nul miraculeux contre Lille pouvait se justifier par le fait qu'il s'agissait du troisième choc en une semaine. Les Marseillais avaient les jambes lourdes, passons. Mais que dire après le piteux et à nouveau miraculeux contre Metz (1-1) hier ? Qu'il faut du changement, tout simplement. Voici trois idées qui pourraient permettre à André Villas-Boas de relancer la machine et de s'éviter une crise.

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Intervertir Payet et Thauvin

On va commencer par une idée très simple, qui aurait le mérite de régler beaucoup de problèmes. D'abord, les constats : Dario Benedetto reçoit très peu de ballons dans la surface pour la bonne raison qu'il n'y a jamais de centres, Florian Thauvin et Dimitri Payet jouant sur le côté de leur mauvais pied. Par ailleurs, les deux stars de l'OM sont, pour des raisons différentes, un peu à l'ouest au niveau physique. Principe de base : même à la ramasse au niveau athlétique, les deux hommes conservent leur technique, qui leur permet de distiller des caviars. Conclusion : Villas-Boas les aligne dans leur couloir de prédilection, Thauvin à gauche, Payet à droite. Comme ça, vu qu'ils ne peuvent pas faire de différences par les dribbles, ils passeront leur temps à centrer. Charge à Benedetto de se montrer réaliste.

Passer en 4-2-3-1

On l'a bien compris, l'entraîneur portugais est très attaché à son 4-3-3. Mais c'est un cartésien. S'il voit qu'un autre système est plus adapté à la forme de ses joueurs, il n'hésitera pas à le tenter. Que voit-on en ce moment ? Que les adversaires connaissent désormais son 4-3-3 par cœur et savent le contrarier. Que Dimitri Payet est transparent, peut-être à cause de l'absence de Jordan Amavi, peut-être à cause de son physique. Que Pape Gueye, pourtant intéressant lors des matches amicaux, cire le banc.

Alors, passons au 4-2-3-1. Villas-Boas met Gueye aux côtés de Kamara à la récupération et aligne un cran plus haut Payet dans l'axe, Thauvin à droite et Rongier à gauche. Ou Thauvin à gauche et Rongier à droite. Ou Rongier à la place de Gueye et Sanson un cran au-dessus. En tout cas, avec autant de joueurs techniques au milieu, il n'est pas normal que l'OM se fasse manger par Metz ou même Lille dans ce secteur. Il faut revoir la copie.

Strootman à la place de Caleta-Car

Le changement le plus osé. Le Croate a certes inscrit deux buts à Brest mais il continue d'avoir de sacrées sautes de concentration qui coûtent cher à l'équipe. Notez bien qu'à l'heure actuelle, Alvaro Gonzalez n'est pas spécialement plus serein. Mais l'Espagnol est le patron de la défense et une fois que la commission de discipline aura rendu son verdict sur l'affaire qui l'oppose à Neymar, il saura se ressaisir. Caleta-Car, lui, donne l'impression de ne jamais apprendre de ses erreurs.

Alors, pourquoi ne pas lui faire goûter un peu au banc et le remplacer non pas par Boubacar Kamara, tellement important au milieu, mais par Kevin Strootman ? On peut dire ce qu'on veut du Hollandais mais c'est un immense professionnel, toujours très concentré et respectueux des consignes de son coach. Il n'a clairement plus sa place au milieu mais il dépannerait certainement en défense centrale. Après Lyon, le calendrier va être plus tranquille pour l'OM. Ce serait le moment de tenter ce pari qui pourrait, qui sait, permettre à l'ancien joueur de l'AS Roma, tellement critiqué depuis trois ans, de donner sa pleine mesure.