OM - FC Porto (0-2) : les 3 gagnants et perdants d'une défaite pas infamante
Joueurs de l'OM déçus après le premier but encaissé contre PortoCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
ET CA CONTINUE, ENCORE ET ENCORE…

OM - FC Porto (0-2) : les 3 gagnants et perdants d'une défaite pas infamante

L'OM a concédé une 13e défaite consécutive en Champions League, la 4e cette saison, ce soir contre le FC Porto (0-2). Mais la manière a été plus intéressante que depuis le début de la compétition. Voici nos gagnants et nos perdants.

Bien sûr, les médias n'en auront que pour cette 13e défaite consécutive de l'OM en Champions League, nouveau record européen. Mais la prestation olympienne ce soir a été beaucoup plus encourageante que les précédentes, essentiellement parce que les Phocéens ont mis de l'intensité dans le jeu. Il y a eu plusieurs satisfactions mais également des déceptions dans cette partie.

VOIR AUSSI : TOUTE L'ACTUALITÉ DE L'OLYMPIQUE DE MARSEILLE

Germain, Rongier, Amavi

Valère Germain : André Villas-Boas l'a titularisé un peu à la surprise générale ce soir, expliquant juste avant le coup d'envoi qu'il voulait laisser du temps à Dario Benedetto de reprendre confiance. L'ancien Monégasque a justifié le risque pris par son entraîneur en se montrant toujours aussi intéressant dans le jeu, dans les remises mais également en pressant les défenseurs portistes. Il s'est procuré une belle occasion à la 15e minute sur un coup de tête. On n'a pas trop compris pourquoi AVB l'a sorti à la 59e pour justement le remplacer par Benedetto…

Valentin Rongier : Après une première saison très réussie à Marseille, l'ancien Nantais est apparu à côtés de ses pompes depuis le début de celle en cours. Mais ce soir, il a montré pourquoi Andoni Zubizarreta s'était battu pour l'avoir il y a un an. Alors que le rythme a été plus élevé qu'à l'accoutumée pour les Marseillais, lui s'en est très bien tiré. Très juste dans le jeu, toujours bien placé, il a donné satisfaction. Enfin.

Jordan Amavi : Le temps où les supporters marseillais se désespéraient de le voir titularisé par Rudi Garcia semble loin. Dans un match où les cartons jaunes sont tombés drus, l'ancien Niçois s'en est donné à cœur joie. Toujours à l'aise quand il s'agit de rentrer dans le lard de l'adversaire, il a également fait preuve de beaucoup de justesse et multiplié les rushs dans le couloir. Dommage que son entente avec Luis Henrique ne soit pas au point car une telle énergie mérite un binôme au point pour être parfaitement exploitée.

Thauvin, Henrique, Sakai

Florian Thauvin : Dimitri Payet sur le banc au coup d'envoi, c'était sur lui que reposait les responsabilités offensives. Mais rien n'a été dans son sens. Ses dribbles ne sont quasiment jamais passés, ses feintes n'ont surpris personne, ses ouvertures ont fini dans les pieds de l'adversaire. Et il n'a pas été plus en réussite sur les coups de pied arrêtés. On pense alors à ce témoignage d'un agent dans France Football cette semaine qui expliquait que sa spéciale fonctionnait en L1 mais pas en Europe et que son jeu n'était pas assez diversifié. Tout est dit…

Luis Henrique : Le jeune attaquant brésilien a été l'une des surprises de Villas-Boas. Mais la marche était trop haute pour le Brésilien de 18 ans. Lui qui découvre le jeu européen, le climat français en novembre a dû se coltiner les défenseurs du FC Porto, qui ne sont pas les premiers venus. Hormis une belle talonnade pour Sanson en première période, il n'a rien réussi de bon. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'aura jamais le niveau C1. C'est juste qu'il a besoin d'engranger un peu d'expérience…

Hiroki Sakai : Ça aurait pu tomber sur Leonardo Balerdi, expulsé après avoir offert le pénalty du 2-0 aux Dragons. Mais le Japonais montre match après match que la Champions League, c'est trop haut pour lui. Approximations défensives, néant offensif, il est une publicité pour le recrutement d'un latéral droit. Quand, en plus, il a un Florian Thauvin inoffensif en face de lui, on frise la catastrophe.