OM : la crise, un départ, relever la tête… Villas-Boas a beaucoup parlé, mais peu du RC Strasbourg
André Villas-BoasCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet

OM : la crise, un départ, relever la tête… Villas-Boas a beaucoup parlé, mais peu du RC Strasbourg

A 24 heures du déplacement à Strasbourg en Ligue 1, l'entraîneur de l'OM, André Villas-Boas, s'est beaucoup épanché sur la catastrophique image renvoyée par son équipe en Champions League.

La crise est là, et bien là

"J'ai besoin de faire une réunion avec les joueurs à l'entrainement. Je ne parle jamais à la fin des rencontres, j'ai toujours besoin de quelques jours pour digérer les défaites. A Porto, c'était un match pathétique, on n'était pas au niveau. Vous avez vu que ce n'était pas le système. On a perdu le match car on était mauvais, il n'y a rien à ajouter. On n'est pas à la hauteur de l'histoire du club, moi le premier. On le sait. Ceux qui parlent mal sont les mêmes qu'après la victoire face au PSG… Je suis pragmatique. Le jour où je ne suis pas au niveau des attentes de l'OM, je suis le premier à le reconnaitre. Je ne suis pas ici pour l'argent ou pour améliorer ma carrière. Je me mets plus de pression à moi-même."

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Les absents à Strasbourg, le cas Payet

"Sakai aurait dû être suspendu pour OM-Lens, ça aurait dû rester pour ce match, je pense. Là, on se retrouve avec deux suspendus avec Alvaro. Comment je vais remplacer Sakai ? Par du bricolage ! Yuto (Nagatomo) était malade, il n'a pas voyagé à Porto. Il s'est entrainé hier, ça va être lui ou un autre avec un système de jeu. On peut faire une rotation pour le match de demain. On est plus frais car à Porto, on n'a pas trop couru… Les médias sont fatalistes, il ne faut pas que nous aussi nous le soyons ! Payet ? Ce sont des choses du vestiaire, je ne vais pas l'exposer ici. On a beaucoup parlé avec lui. Si je ne suis pas capable de le mettre à son niveau de l'an dernier, c'est moi le responsable, pas lui."

Un tacle aux détracteurs

"Si les excités peuvent se calmer, et les entraineurs qui veulent entrainer l'OM peuvent attendre un peu… Les autres coachs parlent toujours de l'OM. Moi aussi j'ai des rêves… Avec Jacques-Henri (Eyraud), j'ai des échanges tous les jours. On n'a pas la pression de la direction sur la C1, on a une pression sur le fait d'être régulier en championnat pour se qualifier à chaque fois pour la Ligue des champions. Je suis capable de "perdre la tête" (de s'énerver). J'ai déjà eu des conversations comme ça avec les joueurs. Quand c'est le moment d'être le père, il faut savoir l'être."