OM : la victoire à Nîmes a caché un gros malaise à Marseille
André Villas-BoasCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
CRITIQUES

OM : la victoire à Nîmes a caché un gros malaise à Marseille

Si l'OM gagne quasiment tous ses matches en Ligue 1, le club phocéen peine toujours autant à convaincre les observateurs sur son niveau de jeu.

Malgré les critiques, malgré le coup de sang des supporters ulcérés par les prestations du club en Ligue des Champions, l'Olympique de Marseille est virtuellement en position de prendre la tête de la Ligue 1. Alors oui, les hommes d'André Villas-Boas doivent remporter leurs deux matches en retard face au RC Lens et contre l'OGC Nice mais ce statut de leader potentiel est un sacré pied de nez du Portugais à tous les détracteurs de son équipe.

Si l'OM a gagné 2-0 à Nîmes vendredi dernier, enchaînant ainsi un cinquième succès consécutif, le club phocéen suscite toujours autant de réserve. Journaliste de la chaîne L'Equipe, présent aux Costières vendredi, Bertrand Latour reste très sceptique sur ce Marseille sans éclat : « Au stade, je me suis beaucoup ennuyé en première période. J'étais plus focalisé sur le froid qui faisait à Nîmes que sur le jeu marseillais... J'ai trouvé ça consternant dans le jeu, comme c'est souvent le cas avec l'OM. La deuxième période n'a pas été folle non plus ».

VOIR AUSSI : TOUTE L'ACTUALITÉ DE L'OLYMPIQUE DE MARSEILLE

« Une victoire typique d'André Villas-Boas »

Selon lui, le style de jeu marseillais ne permet que difficilement de s'enthousiasmer : « Cette victoire est finalement typique d'André Villas-Boas : on ne voit pas grand-chose de l'OM, mais les Marseillais gagnent, avec deux buts d'écart en plus. On ne sait pas trop comment ils ont fait, mais à chaque fois, la pièce retombe du bon côté pour eux. Donc c'est qu'ils sont meilleurs que leurs adversaires, mais bon. C'était mieux que contre Strasbourg, mais c'est un peu dans la même veine quand même... »

Reste que dans le Gard, l'OM a livré une de ses prestations les plus abouties au niveau statistiques avec 17 frappes tentées (4 cadrées), une possession largement supérieure à l'adversaire (68,4%) et de nombreux corners obtenus (8). Comme quoi, entre l'impression et les chiffres, il y a souvent un gap...