PSG - OM : les 3 enseignements de la défaite parisienne
par Stéphane Tan
Clasico

PSG - OM : les 3 enseignements de la défaite parisienne

Malgré les retours de Neymar et Di Maria dans le onze parisien, le PSG s'est incliné face l'Olympique de Marseille et voit son invincibilité de 20 matchs sans défaites toutes compétitions confondues prendre fin. Voici les enseignements de la rencontre.

82ème confrontation dans l'histoire de la Ligue 1 entre le Paris Saint-Germain et l'Olympique de Marseille. 20 victoires consécutives dans les Classiques. Une incroyable série d'invincibilité qui perdure depuis le 27 novembre 2011, date de la dernière victoire de l'OM face aux Parisiens (3-0). Et qui a pris fin ce 13 septembre 2020. 

Frappé par le Covid-19, le PSG s'est présenté avec une équipe remaniée, mais avec tout de même les retours de Neymar et Angel Di Maria. Si le visage des Parisiens était différent de celui de jeudi dernier face au RC Lens (1-0), les hommes de Thomas Tuchel ont livré une prestation quelconque. Les deux hommes - qui ont repris l'entraînement cette saison - étaient clairement à court de forme. Trop brouillon, trop de mauvaises décisions... Malgré une grosse domination sur l'ensemble de la partie, les Rouge et Bleu se sont fait surprendre sur un coup de pied arrêté et une demi-volée de Florian Thauvin.

Les occasions, les Parisiens n'en ont pas eu légions. Mais à chacune d'entres elle, Steve Mandanda se trouvait sur la trajectoire. Malgré la pression en fin de match, les Olympiens n'ont pas craqué cette fois-ci. Le Covid-19 a eu raison du PSG. L'invincibilité face à l'ennemi de toujours prend fin, après 9 ans de domination sans partage.

 

VOIR AUSSI : TOUTE L’ACTUALITÉ DU PSG

Première prometteuse pour Alessandro Florenzi

A peine arrivé, Alessandro Florenzi est déjà lancé dans le grand bain. Débarqué au PSG en prêt avec option d’achat pour remplacer Thomas Meunier parti au Borussia Dortmund, l’international italien a été titularisé d’entrée par Thomas Tuchel. Avec le départ de Thomas Meunier à Dortmund cet été, l’ancien capitaine de l’AS Roma avait l’opportunité de s’affirmer immédiatement.

Le joueur de 29 ans a livré une prestation prometteuse pour son premier match sous son nouveau maillot. Comme on pouvait s’y attendre, il s’est montré très à son aise offensivement. De la combattivité, un gros volume de jeu et de nombreux aller-retours, mais surtout une qualité de centre indéniable. Avec un vrai numéro 9 et plus de réalisme côtés parisiens, les centres de l’Italien (2e, 18e, 57e) aurait pu connaître meilleur sort. Défensivement, Florenzi n’a pas eu énormément de travail. Des lacunes qui ont toutefois pu être compenser grâce à sa vitesse.

Clasico sous tensions

Si le Clasico a perdu de sa saveur en raison de la domination sans partage des Parisiens lors de la dernière décennie, la rivalité entre les deux camps est toujours aussi présente. Ce match est l’opportunité pour les supporters de chambrer le camp adverse, alors la victoire est impérative.

Les supporters qui ont eu la chance d’assister à la rencontre l’ont bien compris. Malgré l’absence du CUP qui a décidé de boycotter les rencontres à domicile, les supporters parisiens présents ont su donner de la voix : chants à la gloire du club parisien, chants anti-marseillais, sifflets à l’encontre de Dimitri Payet…

Il faut dire que les 22 acteurs du match ont donner de quoi picorer aux supporters. De nombreux accrochages, de la nervosité dans les deux camps, de la tension et la bagarre en fin de match (3 expulsions du côté du PSG)... Ce Clasico a dû rappeler aux supporters l’ambiance des chocs entre les deux formations dans les années 90.