PSG – OM : pourquoi il faut terrasser les Parisiens (3/4)
Supporters de l'OMCredit Photo - ICON SPORT
par Raphaël Nouet
LE CLASICO DES OPINIONS

PSG – OM : pourquoi il faut terrasser les Parisiens (3/4)

Dimanche, l'OM se rend au Parc des Princes pour y défier l'ennemi parisien. Si le Clasico a perdu tout intérêt avec le dopage financier en vigueur dans la capitale, une victoire serait quand même célébrée comme il se doit. Pour (au moins) quatre bonnes raisons. Voici la troisième.

"Notre histoire deviendra légende", dit le slogan inventé par les supporters parisiens. C'est d'ailleurs assez drôle, quand on y pense, parce que finalement, ça renvoie toujours à demain. De la procrastination en bonne et due forme pour un club fondé il y a un demi-siècle et qui se sait absolument pas légitime par rapport à ses concurrents nationaux et a fortiori internationaux.

Les supporters du PSG pensent certainement que ce qui se passe depuis 2012 avec les Qataris correspond à cette fameuse légende qu'ils prétendent écrire. Sauf que non. Tout juste s'achètent-ils un palmarès et c'est déjà beaucoup, voire trop. Mais l'histoire du foot ne regardera jamais avec complaisance cette ère du championnat de France qui aura vu un club écraser les autres avec la bienveillance des instances et devant les caméras d'une chaîne de télévision toute acquise à sa cause…

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Le Qatar achète les titres, pas la légende

Pour entrer dans la légende, il faut d'autres ingrédients qu'une puissance financière au-dessus du lot. Il faut du sang, de la sueur et des larmes. Un scénario dingue qui fait que tout le monde vous aime. C'est arrivé aux Verts dans les années 70 avec ces fameux renversements de situation survenus à force de courage et de volonté. Devant ASSE-Split ou ASSE-Dynamo Kiev, difficile de rester de marbre.

C'est également arrivé à l'OM dans les années 90. L'incroyable quart de finale retour contre l'AC Milan avec ce but de Waddle, la panne de courant, les atermoiements ayant suivi, etc, ça c'est de la légende. La finale de Bari avec ce scénario si énervant et les larmes de Boli, ça c'est de la légende. La finale de Munich avec cet adversaire tellement supérieur mais finalement terrassé, ça c'est de la légende. Si l'OM rejouait 100 fois cette finale, il s'inclinerait 99 fois tellement les Milanais étaient plus forts. Mais le jour J, onze guerriers phocéens ont regardé leurs adversaires droit dans les yeux avec l'intention de leur rentrer dedans. Ils ont eu en plus un soupçon de chance et ainsi s'est brodée la plus belle des étoiles.

Le QSG plie quand ça devient sérieux

Qu'ont à avancer les Parisiens depuis que le Qatar est arrivé ? La tache indélébile de la remontada, la honte de l'élimination face à l'équipe C de Manchester United ou la défaite sans honneur face au Bayern en août. Pendant le tour de poules de la Champions League, ils font toujours les beaux, à taper le Bayern ou le Real. Mais dès que les matches à élimination directe arrivent, il n'y a plus personne. La saison passée aurait pu être la leur tant ils ont eu de la chance au tirage et tant les étoiles ont semblé s'aligner quand Choupo-Moting a marqué contre l'Atalanta. Mais voilà, c'est Paris. Fort contre les faibles, faible contre les forts. Et au premier écueil, il a arrêté de rêver plus grand…

L'histoire, ce n'est pas ça

Il n'y a d'ailleurs pas qu'en Coupe d'Europe que ce QSG n'arrive pas à écrire une histoire décente. En France, c'est pareil. Un quadruplé, c'est un exploit insensé. Et le club de la capitale en a décroché plein depuis l'arrivée du Qatar. Mais son budget disproportionné fait que ce qui serait un triomphe ailleurs est à peine célébré à Paris. Ou alors avec peu d'entrain. Et pas dans les rues de la ville parce que ses pseudo-fans cassent tout dès qu'ils en ont l'occasion.

Le football, c'est de la passion, du sentiment. Le QSG n'engendre rien de tout ça. Ses victoires sont froides et sans saveur. L'histoire avec un grand h s'écrit avec du sang, pas avec du pétrole ou des dollars. En France, c'est Reims, Saint-Etienne et Marseille qui l'ont écrite. Le PSG, lui, n'est que l'émanation de la face sombre du football, celle du business. Ni gloire ni grandeur dans tout ça. Leur histoire deviendra légende ? Jamais !