Stade de Reims : baisse des salaires, ses qualités, la méthode Guion, Abdelhamid se livre
par La rédaction
ENTRETIEN

Stade de Reims : baisse des salaires, ses qualités, la méthode Guion, Abdelhamid se livre

Invité de beIN Sport, Yunis Abdelhamid a balayé son actualité et celle de son club, le Stade de Reims.

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Rarement absent des pelouses, Yunis Abdelhamid a profité d'une blessure pour répondre favorablement à l'invitation de beIN Sport. Interrogé sur la baisse de salaires au sein du club rémois, pour soutenir les emplois dans cette période difficile, le capitaine du SDR s'est confié en longueur : « La situation est alarmante. Avec le Covid-19 et Mediapro, il y a de gros manques à gagner pour tous les clubs. On a eu une réunion, avec le président, le directeur général, un membre de l’UNFP. Ils nous ont tout présenté, notamment les pertes. Ils nous ont montré où le club allait s’il n’y avait pas de changements. Le club a discuté individuellement avec chaque joueur. Tout le monde a compris la situation. Tout le monde a accepté. C’est bien pour notre club. Après c’est clair, notre effort ne rattrapera pas le manque à gagner, mais c’est un pas pour l’avenir. On espère que tout s’arrangera et que le club trouvera des solutions." 

Pour l'intéressé, il était essentiel de soutenir les petites mains du SDR : "On voulait préserver des emplois au sein du club et même nos salaires. Si on ne réagissait pas, on aurait peut-être pu se retrouver sans nos salaires dans quelques mois. Mais c’est clair, les premières victimes étaient les employés. Au Stade de Reims, on est une famille et on voulait que tout le monde reste à son poste."

Après un début de saison délicat, les Champenois ont relancé la machine en Ligue 1 (13e). Yunis Abdelhamid a analysé la nouvelle méthode instaurée par David Guion : "Les deux premières saisons, on avait une vraie base défensive avec un très gros bloc. On a perdu certains joueurs qui aidaient l’équipe. Cette saison, on a une nouvelle façon de jouer avec des joueurs qui essaient de produire plus de jeu. Mais, on s’est rendu compte que le plus important c’est d’avoir une bonne base. C’est pour cela, qu’au début de la saison, on a beaucoup souffert. On n’avait pas cet équilibre entre la solidité défensive et vouloir jouer. On a progressé dans les deux compartiments. On prend plus de points et on remonte au classement." 

Le taulier des pensionnaires d'Auguste-Delaune a dévoilé sa plus grande force personnelle. Pour lui, son passage au futsal a été déterminant dans sa progression : "J’ai eu la chance d’évoluer au futsal pendant un an. Je ne suis pas un dribbleur (rires), mais j’ai appris à défendre debout face à des joueurs techniques. Maintenant, c’est devenu ma philosophie. J’essaie de défendre debout et d’anticiper les déplacements. Face à des attaquants malins, vicieux dans les déplacements, il faut analyser le plus possible. Si je prends un carton, c’est que je suis en retard. Si je tacle, c’est forcément parce que je ne suis pas bien dans le match. C’est vraiment un élément que je travaille. Je dois toujours anticiper pour être le premier sur le ballon."