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Bruno GenesioCredit Photo - Icon Sport
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par Alexandre Corboz
DOSSIER GENESIO (2/3)

Stade Rennais : Genesio, les origines de la cabale des supporters de l'OL

S'il a aujourd'hui la chance de travailler tranquillement au Stade Rennais, Bruno Genesio n'a pas connu beaucoup de période de repos avec les supporters à l'OL. Retour sur un conflit qui a duré trois ans et demi.

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A Rennes, Bruno Genesio a trouvé un cadre de travail serein. Après l'exil chinois, le technicien de 54 ans est arrivé dans un environnement bien plus pacifique que celui qu'il avait connu durant trois ans et demi à Lyon. D'abord raillé dès décembre 2015 par quelques fans mécontents sur les réseaux sociaux, l'ancien adjoint est – au fur et à mesure de son mandat – devenu une cible pour une plus large partie du public rhodanien. Jusqu'à ce que Jean-Michel Aulas se décide à céder à la vindicte populaire en ne reconduisant pas, à regrets, le contrat de son coach au printemps 2019.

Durant cette période, Bruno Genesio a subi beaucoup de moqueries, lui qui était ironiquement surnommé « Pep » par ses détracteurs. Il avait aussi connu une dernière année de mandat très compliquée, amorcée dès le 19 mai 2018 par la banderole des Bad Gones (« Bruno, ton amour pour l'OL t'honore, mais il est temps de tourner la page ») suite à la qualification du club pour la Ligue des Champions. Parfois attaqué dans sa dignité, victime d'un « bashing » assez violent, Bruno Genesio était resté droit dans ses bottes et dans son devoir.

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« Les supporters attendaient Mourinho, Klopp ou Lippi, ça a été Bruno »

Pour beaucoup de ses amis, le divorce intervient à la source, dès sa nomination. Son ami Gilles Rousset, alors entraîneur de la réserve de l'OL, se souvient : « Quand il prend l'équipe à Lyon, les supporters attendent Mourinho, Klopp ou Lippi. On leur fait miroiter des grands noms. Pour les gens travaillant dans le football, on savait pertinamment qu'aucun de ses entraîneurs stars ne viendraient. Finalement, quand le président fait l'annonce que c'est Bruno qui reprend l'équipe, les gens étaient déçus. Toutes les « pseudos annonces » qu'il y a eu ont nui à Bruno. Malgré les bons résultats, Bruno restait aux yeux des gens l'entraîneur adjoint qui avait repris l'équipe ».

Le rôle prépondérant de certains médias

Pour Robert Valette, l'un des autres éducateurs de l'OL de l'époque, les supporters n'ont pas été les seuls à tirer sur Bruno Genesio : « On dit souvent que ce sont les supporters qui lui ont coûté sa place. Je ne pense pas. La cabale n'a pas été montée que par quelques supporters. Pour moi, ce qui s'est passé à l'époque, c'est que la presse a pris un malin plaisir à attaquer Bruno pour toucher Aulas. Sur certaines radios, il y a eu un bashing énorme. Le président n'était pas critiquable de par son vécu, on s'en est donc pris à Bruno, en s'interrogeant sur ses capacités d'entraîneur. C'était la facilité pour faire mal à Aulas. Bruno faisait son métier consciencieusement. Tous les ans, il amenait à l'OL en Europe. Jamais son image ne changeait car tout le monde attendait un entraîneur de top niveau, pas un gars du cru qui débutait en n°1. Dès le début, il a fallu qu'il se défende ».

Aulas vs Riolo, un match de boxe autour du cas Genesio

Sans le nommer, Robert Valette s'en prend à Daniel Riolo, le polémiste de RMC ayant été l'un des premiers à faire écho à la colère de quelques individus sur les réseaux sociaux. Dès qu'il en a eu l'occasion, le consultant de l'After Foot attaquait Bruno Genesio. Des critiques répétitives, qui agaçaient en interne à l'OL et qui avait d'ailleurs poussé Jean-Michel Aulas lui-même à défendre son choix au travers de passes d'armes mémorables avec Riolo. Que cela se passe mieux pour Genesio à Rennes est d'ailleurs tout sauf une surprise pour Robert Valette : « A Rennes, l'histoire a mieux démarrée mais Rennes n'a pas l'aura européenne qu'avait Lyon à l'arrivée de Bruno en 2015. Il y avait peut-être moins d'exigence à voir un « nom » débarquer pour remplacer Julien Stéphan »

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