Allemagne – France (2-2) : ces 4 satisfactions qui rendent le nul moins rageant

Si l’équipe de France s’est fait reprendre dans les ultimes instants par l’Allemagne (2-2), Didier Deschamps pouvait nourrir davantage de satisfactions que de regrets à l’issue de cet intermède international. Explications.

Alexandre Lacazette, mission réussie

Olivier Giroud buteur mais assez moyen contre les Gallois, Alexandre Lacazette jouait gros à Cologne en l’absence de son coéquipier chez les Gunners. D’un but de renard des surfaces puis en fixant parfaitement Kevin Trapp, l’ancien Lyonnais a parfaitement répondu aux attentes.

Anthony Martial a marqué des points

Si on attendait surtout de voir Nabil Fekir sur les deux matches, le grand gagnant de cette trêve de novembre est sans nul doute l’attaquant de Manchester United. Bien qu’il manque la balle de 3-1 à quelques minutes de la fin, l’ancien Lyonnais et Monégasque a été excellent. A ce niveau-là, Florian Thauvin, Kingsley Coman ou encore Dimitri Payet peuvent se faire du souci. Il n’y aura pas beaucoup de place en attaque chez les Bleus et, avec le retour d’Ousmane Dembélé, la concurrence est énorme.

La hiérarchie bousculée au milieu ?

En l’absence du tandem N’Golo Kanté et Paul Pogba, plusieurs milieux ont marqué des points et montrés qu’ils pouvaient bousculer la hiérarchie. Outre Blaise Matuidi, qui pouvait se sentir menacé par un changement de système et qui a encore rappelé qu’il faudrait compter sur lui, Corentin Tolisso a été excellent. Autant face au Pays-de-Galles que face à l’Allemagne. Quant à Adrien Rabiot, il a fait un bon “n°6” face à la Mannschaft.

En défense, plusieurs satisfactions

Bien que ça ne changera pas grand chose pour le Mondial puisque les titulaires sont déjà connus (Lloris, Sidibé et Kurzawa), Steve Mandanda a justifié son statut de n°2 en détournant superbement sur sa transversale le coup-franc de Tony Kroos avant le but du 2-1 de Lacazette. S’il pouvait craindre l’émergence d’une “surprise”, Lucas Digne a sans doute assis sa place dans le groupe France pour la Russie. Quant à Benjamin Pavard, ses deux entrées peuvent intimer le doute sur le second latéral droit à amener au Mondial derrière Djibril Sidibé. S’il n’a pas été mauvais (loin de là), Christophe Jallet peut s’inquiéter.

Arnaud Carond

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008