ASSE, FC Nantes, RC Lens, LOSC, Girondins : un couac financier généralisé se profile ?

Si la plupart des clubs français peuvent se targuer de voir leurs finances à l’équilibre depuis des mois, la nouvelle donne des droits TV pourrait changer la tendance… Explications. 

Il y a quinze jours, Vincent Bolloré, président des conseils de surveillance de Vivendi et de Canal+, a reçu à déjeuner les présidents des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 ainsi que les membres du conseil d’administration de la LFP. Au cours des discussions, Bolloré se serait engagé sur l’honneur à ne pas baisser le montant des droits TV de la Ligue 1, lors du prochain appel d’offres pour la période 2020-2024. Selon France Football, le sujet inquiète pourtant les présidents des clubs de L1 et ceux de Ligue 2 qui pourraient monter entre temps.

Canal+ prévoit-elle des économies ? 

Malgré cette promesse, ces derniers redouteraient ainsi une baisse sensible de cette manne télévisuelle toujours utile aux finances internes. Plusieurs raisons expliqueraient cette inquiétude. Canal+ serait prêt à payer 300M€ par an, soit 1,5 milliard d’euros sur les 5 prochaines années (2016-2021) pour s’assurer de la distribution des chaînes payantes de beIN SPORTS.

Mais où est passé Al-Khelaïfi ? 

La chaîne cryptée va donc devoir rentabiliser ce lourd investissement et pourrait faire des économies sur le montant des droits. Toujours d’après FF, plusieurs dirigeants de clubs français s’étonnent également de la discrétion de Nasser Al-Khelaïfi sur le sujet, lui qui est aussi PDG de beIN Média Group… et qui était absent du fameux déjeuner initié par Bolloré. D’où la crainte grandissante d’un possible désengagement de la chaîne qatarie à moyen terme…